28 janvier 2007

Retournerais-je a Midelt ?(episode 1)

« Tu as de trop mauvaises notes, tu as raison, cette école n’est pas pour toi, nous allons y réfléchir avec ta mère, pour le moment profite des vacances »
Et bien voila ! contrat rempli, à la rentrée, j’irai a nouveau à Midelt, certes je referai sans doute connaissance avec la baguette de Driss, mais cette éventualité aussi bizarre que cela puisse paraître ne me dérangeait pas, sans doute avais- je aussi oublié le goût si particulier de son outil de motivation
J’avais promis, avant qu’on me le demande, que j’aurai de bonnes note comme pour convaincre encore plus mon père qu’il avait eu raison de ne pas me réinscrire à Mibladen.
De cet été là, il ne me reste pas de souvenir spécifique de ces vacances, sans doute y ai-je chassé le moineau, renforcé mon adresse au lance pierre, j’ai sûrement escaladé maintes et maintes fois la MIMOUNA. La petite colline se dressait fièrement seule au milieu de cet immense plateau qu’est le moyen atlas. Toute proche de la maison elle servait de sanctuaire aux marocains pour le Haït el Kabîr, des taches de sang témoignaient des sacrifices des moutons, j’y trouvais même des coquillages, on m’explique qu’il y a très très longtemps, la mer était à Midelt, pour moi la mer c’est Imsouane, Agadir ou Safi, je ne crus jamais cette histoire.

24 janvier 2007

Rencontre furtive

Tous les jours valent d’être vécus certes, mais pour certains c’est à se demander si on n’aurait pas mieux fait d’aller se coucher, d’autres, où l’on aimerait bien un rappel, bis répétita !
Je me réjouissais à l’avance de la journée qui commençait, malgré les quelques 950 kilomètres qui m’attendaient dans la journée, et malgré l’heure matinale, je ne doutais pas que cette journée allait être agréable.
Mon sourire dans la glace venait de me le confirmer.
Sur le retour, la nuit tranquille et paisible commençait à me border, je constatais avec plaisir que la journée était en tous points conforme à mes espérances matinales.
J’aime ces heures tardives et solitaires où seul dans son carrosse, un cd en compagnon, vous estimez avoir bien rempli votre journée.
Benabar, Raphaël, Mickey 3D, et les Flamands roses m’accompagnaient, et s’ils voulaient se retirer après avoir mérité un petit repos : Encore ! Bis ! Bis ! Encore ! …... Benabar surtout doit m’en vouloir.
Ma voiture championne du monde et pas fière pour cela, me signalait qu’il fallait aussi penser à elle si je voulais qu’ensemble nous atteignions notre havre ce soir.
Mais juste ce qu’il faut de carburant, pas plus, ma voiture et moi sommes en harmonie, nous préférons notre pompiste au village. Le papé à la pompe, il te sert et en plus il est bavard et son fiston s’occupe bien de ma chère championne.
Quelques litres dans le réservoir, direction la caisse.
Une moto. Réflexe, je me gare à coté.
Un motard et sa compagne. Réflexe, j’engage la conversation.
Lui de face, sympa, elle de dos.
Elle semblait captive de ce bras qu’elle enlaçait comme s’il était son sauveur, son guide, son havre.
Conversation de motard :
« Le temps »
« La vitesse »
« La moto »
Lui sympa, elle toujours de dos.
« Il allait sur Béziers »
« J’ai aussi une moto »
« Non, d’une autre marque »
Lui sympa, elle toujours de dos.
Enfin, elle se retourna, sans desserrer sa prise, sans doute intriguée.
Je vis son visage et compris alors qu’il était ses yeux, elle cherchait, nez au vent comme un animal apeuré, d’où pouvait bien venir cette sensation de présence, me localisa, sans doute rassurée, me fit un sourire, mais pas un mot.
Je compris aussi qu’il était sa voix.
Il me dit adieu, enfourcha sa moto, elle en fit autant, un autre sourire, normal, elle me connaissait maintenant.
Elle s’agrippa à lui, que dis-je elle fusionna avec lui.
La moto s’éloigna, il n’y avait sans doute pas 10 minutes que nous nous étions rencontrés.
Il y a des jours comme çà où quelques minutes vous marquent pour des années.
La vie est un immense plat à consommer, avec modération ou excès, peu importe.
Mais des instants comme celui-là en donnent tout son piment.
Et vous…………………….

Benabar disponible me raconta la suite de son histoire.
La maison est à vendre, dans un terrain vague,……….. Et des gentils fantômes………………
I’ am a poor lonesome cowboy
And a long way from home …….

18 janvier 2007

Ah! la jeunesse !!!!!!


Ah la jeunesse!!!!!!!!
Nicolas Hullot réveille la mauvaise conscience des individus de ma génération.
Que dire de (ma) cette génération des années 1950, si ce n'est qu'elle n'a que détruit, et égoistement consommé sans partage l'héritage durement gagné de nos parents.
Nous avons croqué dans la vie et dans la terre sans jamais nous soucier du lendemain.Nous serons la 1ère génération tristement célèbre, à léguer la planète à nos enfants, dans un plus mauvais état que celui dans lequel des générations de citoyens se sont efforcés de l'embellir et de la rendre meilleure.Au discrédit de ma génération, la liste à la Prévert est d'une longueur effrayante ................
Vampirisation et colonnialisme du continent africain, Sida, Pollution, Climat, Sécu, Retraite, Egoïsme effréné, Individualisme, Génocides, Extrêmismes en tout genre, Drogue, Déchets nucléaires, 4x4 sur les places "handicapés"....... etc....etc........etc.......
Pas trés beau notre bilan!
Ce ne sont pas nos égoïstes largesses au téléthon ou au tsunami qui nous rendront quitte. Nous rachetons là, un morceau de notre mauvaive conscience.
Et pourtant, la nouvelle génération, celle des années 75-80, ne semble pas nous en tenir rigueur. Elle relève le défi, accepte bon gré son catastrophique héritage et d'en payer le prix de la succesion "Pour solde de tout compte".
Je les ai rencontré, ils ont pour nom : Steph, Marie, Junior, Aurélo, Jules, Yo, Angel, Benoit, Les children's JBB, Umbi, M.Hélène, Raphael, JF, ...............(liste surtout pas exaustive)........
J'ai grande confiance en eux, et à tous ceux de leur génération.
La "Hullomania" n'est qu'opportunisme électoral. Il suffit de voir pour s'en rendre compte qui a signé : " Un Karcher et une poupée Barbie" !
A ne point douter que sitôt nos "faiseurs de promesses" élus, notre secoueur de conscience collective apprendra malheureusement à ses dépens, et aux notres, que "les promesses ne sont faites que pour ceux qui veulent bien y croire" !

Quel menu pour l'avenir de cette nouvelle génération !

13 janvier 2007

L'insouciante jeunesse (episode 4)


Episode 4
1er jour à Mibladen,
Triste village que ce "bled" paumé au milieu de nul part, où personne n'y arrive ni en repart, un triste village minier, sans même des moineaux à chasser.
Fallait se faire virer pour retourner à Midelt, l'école devenait le chantage à mon adolescence, échange bonnes notes contre chasse, billard, pêche, ballades en 4x4 ect ...Il fallait faire vite.
Je compris rapidement que les élèves turbulents étaient écartés de l'école, et en plus ici point de Driss, la justice ce sera moi!
Il suffisait de provoquer une bagarre par jour, et à ce jeu-là, je me défendais.
Il se nommait Daniel, il était le plus fort de l'école, jamais il n'a su qu'il était le malheureux cobaye de ma funeste stratégie, en quelques minutes, après une futile provocation, il se retrouva dos au sol et demandait grâce.
Je récoltais ma première punition.
Chouette, je démarre fort!
"On ne peut plus le garder Monsieur Maurice, il se bat tous les jours ...............!"
Gagné! Il suffisait d'attendre un peu, je serai à nouveau chez moi à Middelt, je ferai la promesse que je travaillerai bien (quelques semaines) et le tour sera joué.
Mais c'était sans compter sur Vincent. Il arriva en cours d'année, son père mineur venait d'être muté, sa timidité ne dura que le temps d'attendre la récréation, il me provoqua.
Le bougre, en quelques secondes, c'est moi qui criait grâce dans le bac à sable!
Ainsi un inconnu venait de prendre le pouvoir, les gosses de l'école lui imploraient sa protection, qu'il acceptait contre quelques gateaux, bonbons, billes,
.......et en plus il s'enrichissait!
Moi, je terrorisais mais gratuitement! Il devint le héros.
Briseur de rêve!!!!!!!!!!
Ma stratégie venait d'avorter, je décidais la rebellion passive, "n'avoir que des mauvaises notes". Avec çà, je devrais retourner à Midelt, il n'y avait pas d'autres écoles à moins de 200 km.!!!!

01 janvier 2007

L'Insouciante jeunesse (épisodes 1+2)

L'Enfant sauvage.
Tout au fond du grenier de ma mémoire, j'ai découvert un coffre à jouets.En soulevant le couvercle de cet imaginaire passé, je découvrai pêle-mêle : une boule de billard, une cartouche de fusil, une canne à pêche, un trés vieux 4x4, une paire de claques, des cartes à jouer écornées, un chasseur de panthère, un soldat sur un cheval habillé de rouge et blanc, un enfant sauvage, les plaines arides du sud marocain, une fronde et mon père.
...................1961 Midelt maroc 7 ans
Ma seule préoccupation : me lever, ensuite enfiler rapidement un short, dans la poche, mon éternelle fronde et sortir jouer, chasser et me battre. j'excellais dans chacun de ces jeux.Dehors, Ali, Fatima, Slimane et les autres momes de mon âge semblaient animés eux aussi de la même insouscience.
Nos parents travaillaient sur place à la ferme locale.Après manger, demi-heure dehors, puis la rituelle sieste. Il m'arrivait souvent (déjà) de provoquer ma mère et de faire semblant de ne pas entendre ses appels.
J'ai tenté une fois l'escarmouche, la révolte avorta très rapidement par une paire de claques qui me fit comprendre qu'il fallait encore attendre pour prendre le pouvoir par la force.
Mes deux frères avaient tenté eux aussi, sans résultat, un coup d'état, qui se solda rapidement, par plusieurs aller et retour dans un fût plein d'eau pour l'un, et pour l'autre, par un formidable retour de raquette de jokari sur la tête.
La révolte était en déroute et devait être repoussée d'une décennie...............................
Je pris chaque objet, un par un, comme pour leur demander de me transmettre leur mémoire endormie par le temps.
A chaque fois, la silhouette protectrice de mon père y était associée, comme mon génie protecteur.
Je l'accompagnais souvent le samedi soir à ses fameuses parties de billard. Je comptais les points pour lui, je crois même avoir donné de temps en temps, discrètement, un petit coup de main au compteur lorsque je le sentais en difficulté.
En prenant la cartouche du fusil, je compris tout de suite qu'elle me rappelait la confiance qu'il avait en moi en m'en confiant son artisanale fabrication (voir demain on va à la Zaouya).
La canne à pêche, c'était les grandes vacances à "Imsouane" petit port de pêche de l'Atlantique. Nous louions une maison en terre blanchie à la chaux. Mes journées se limitaient à pêcher, pêcher, pêcher (et sieste, même là!) . Je me souviens, comme si ce passé était mon présent, de notre première sortie en mer (voir aller retour le maroc en 80 sec).
"T'es devenu chef papa". Par la qualite de son travail mon père venait d'obtenir une promotion méritée, il devait former d'autres ouvriers, dans d'autres fermes de la région. On lui confia alors un vieux 4x4, rescapé du débarquement Américain, une " willis".C'est à ses cotés que je fis ma première tournée à "Boumia" puis à "Arbalou n' serdane"...
En plongeant ma main parmi les souvenirs du coffre, je retirai le soldat de plomb. Il était fier dans sa tenue de "spahis, la meilleure cavalerie du monde" disait-on.A 17 ans, orphelin depuis déjà 9 ans de ses 2 parents, et comme il le fera toute sa vie, d'un coup de tête, mon père décida de son avenir. Il s'engagea dans la cavalerie au maroc, sans doute avait-il été attiré par l'alléchante affiche qui lui promettait une autre vie.
Mais avant il fallait avant tout "pacifier le maroc".Abd el-Krim, un chef berbère menait révolte contre le protectorat français. Il n'admit jamais cette "pacification" qui n'était autre qu'une guerre coloniale qu'il refusa de cautionner.
Par punition, mon père fût maintes fois exposé à de graves périls, mais les balles des tireurs d'élite d'Abd el krim ne l'atteignaient jamais, savaient-elles déjà, qu'il devriendrait le plus grand défenseur de cette émouvante culture berbère (voir : quand je serai grand je ferai berbère) .
"A la fin des vacances Patrick faudra quand même aller à l'école"."C'est quoi l'école ?""C'est un endroit où tu deviendras intelligent" me répondit ma mère. Pas convaincu du tout de la réponse, je sentais là instinctivement un piège, je n'avais pas le choix, mon père venait d'un hochement de tête lui donner raison.
Prochain épisode : les années scolaires

17 décembre 2006

Les lièvres, le saupiquet et la rando

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Les lièvres, trophés de chasse d'André, commencent à distiller dans la pièce ce parfun que nous connaissions déjà depuis longtemps, mélange subtil de gibier, de sous bois d'automne et de fumée.
Nous attendons avec impatience, un verre de chardonnay à la main, que notre chasseur et cuisinier nous invite à nous asseoir.
Maitre André, décide de la minute à laquelle il estime que Sieurs lièvres sont à point.
Dans un coin de la cuisine, Roselyne prépare le "Saupiquet". Elle seule a le don pour transformer un vulgaire morceau de foie, en une inimitable sauce qui accompagnera bientot les lièvres
"Vous sentez, c'est prêt" du nez et de l'oeil André avait décidé.
La tribu est en place, personne n'aurait manqué le WE à Serres, petit village de l'Ariège.
André désirait partager sa chasse, un simple plaisir que celui de vouloir offrir à ses amis une occasion de se retrouver, comme si le plaisir était encore plus intense parcqu'il était partagé avec la tribu.
La grande pièce qui nous héberge, résonne encore des exploits d'André notre chasseur pas très adroit au tir.
Il faut dire qu'avec lui les lièvres ont une sacrée chance de s'en sortir, d'abord il a un fusil qui a du mal à atteindre sa cible (excuse-moi André), ensuite il estime qu'il ne doit prélever que le minimum de gibier, juste assez pour que ses copains puissent se régaler.
L'estomac ingrat, les doigts propres, un ange passe, qui va lui poser la question:
"Et celui là, André, tu l'as tué comment"
Ses mains, ses bras et tout son corps piaffaient d'impatience, il suffit de lire son sourire pour se douter qu'il espérait discrètement la question.
Notre écolo-chasseur, nous mima à la façon chasseur comment il s'y était pris :
"Le premier "pet" est un tir stratégique, j'ai tiré juste devant, il a été surpris, s'est arrété, et là un 2ème pet, et je l'ai eu. Simple"
Bon en français il faut comprendre : je l'ai manqué au premier coup, il a fallut y revenir une 2ème fois.
La nuit s'avance.
Dans un coin, Nathalie explique à son assistance captivée, ses nouveaux jeux de société.
A l'autre bout, Philippe lui s'est fait enlever par les fadas de la belote, Myriam, Pierre et André. Pour rançon il devra combler le déficit de joueur, il ne sait pas jouer, pas grave, il devra apprendre. Il apprend vite le bougre, il gagne! pas juste, il a du jeu!
Près du feu, julie discute avec Alpha ..............son chien. Les yeux dans les yeux, elle lui explique qu'il est dans une maison qui n'est pas la sienne, qu'il doit bien se tenir, il a bien compris que cette nuit la plupart vont dormir par terre, et qu'il est inutile de nous réveiller demain matin avec une "léchouille de figure" dont il détient le secret.
Il a bien saisi aussi, que s'il voulait faire quelque chose vallait mieux le faire de suite.
Pour le reste je n'ai pas suivi, sans doute avaient-ils des secrets à partager, je ne me suis pas mélé de la conversation.
"Christopher n'est pas là"..... lui, c'est notre anglais de service, le chéri de ces dames.........
"Il n'est pas là!, mais où est-il,! il faut le chercher!, tu vois pas que!".....................
........Oh! Oh! Oh! les filles ça va !
Il est entré discrètement un jour dans le groupe, presque anonymement, aujourd'hui après une sévère ré-éducation occitano-latine, il se régale de grenouilles, escargots, chardonay, et lièvres au saupiquet bien sûr!
Notre Don-juan, dehors, les yeux hypnotisés par la voie lactée, le corps dans un sac de couchage, humait les senteurs de l'autome qui fuyaient devant l'hiver, sans doute les effets aussi d'un terrible vin de la malepère .
Les yeux fixés au-dessus de l'horizon de mon dernier bouquin Labyrinthe (à recomander) je savoure ces délicats instants, je ne pouvais m'empêcher de penser à lui. Il n'était plus là, mais la maison le respirait.
Je suis sûr qu'il nous observait et qu'il était heureux que sa maison serve de refuge à une espèce de tribu qui venait de temps à autre partager un lièvre, un tajine, une choucroute,.............
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La nuit a laissé sa place a l'aurore , faut penser à la rando de demain.
Comme toutes les randos, elle va monter, descendre. Iris et le Loup ouvriront la piste, Myriam et Roselyne en randonneuses balai, Pierre sans doute heureux de retrouver les barjots, il nous manquait. .....
Des oh! que c'est beau! bougez pas les gars, clic la photo, des Me..de c'est dur.
On partagera saucissons et jambons, café et gateaux, et Alpha pour la première fois sans quémander, aura droit à un bout de saucisse, sa patronne a craqué elle aussi (c'est ça l'effet tribu) et toujours les shows d'André, le chasseur pas comme les autres.
En se séparant le soir, on se donnera du "à bientot". Bientot, c'est le plus vite possible, c'est tout à l'heure, le premier qui devant son ordinateur enverra par mails, les déjà souvenirs d'un WE,
......................Comme pour se séparer le plus tard possible.......................

13 décembre 2006

Demain on va a la "ZAOUYA"

hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.comDemain, on va à la "Zaouya"
Il n'en fallait pas plus pour exciter le jeune garçon d'environ 10 ans.
Il espérait cette phrase depuis quelques heures, elle se suffisait à elle-même, point besoin d'autres explications.
Il avait compris, son père venait de lui indiquer le lieu de chasse du lendemain.Sans mot dire, il se dirigea vers son armoire "d'ali baba", en sortit un boite dans laquelle il savait y trouver tout le nécessaire à la passionnante fabrication de cartouches.
"Voyons, pensa-t'il, la "Zaouya" c'est plûtot du lièvre donc du plomb de 4, d'abord faire l'inventaire de la cartouchière, enlever les cartouches de 10 et les remplacer en nombre par du 4".
Le rituel était au point, la confiance que lui prodiguait son père, en lui confiant la fabrication de ses cartouches, l'envahissait toujours d'une fiertée démesurée.
Méticuleusement, le geste sûr maintes fois repété, il introduisait l'amorce sans brusquer, elle pourrait exploser, c'est fait.
Maintenant la poudre, ni trop ni trop peu. Pas de risque, il avait minutieusement mis au point la dose, au fur et à mesure des chasses de son père et des remarques de celui ci.
A la "bourre "d'être maintenant délicatement enfoncée dans la cartouche.
Maintenant les plombs. Il sortit une boite sur laquelle la taille des plombs y était inscrite, comme pour la poudre, la dose était secrète, il fallait combiner astucieusement quantité et volume restant dans la cartouche.Prendre un carton pré-découpé du diamètre de la cartouche, y inscrire lisiblement le numéro. bien proprement.
Dernier geste, la délicate épreuve du sertissage, bloquer la cartouche dans une petite machine qui ressemble à un tour, activer la molette, la capsule venait de sertir son chef oeuvre.
Il traquait à present le regard de son père et attendait la phrase .............
Il surprit le regard croisé entre ses parents. Il devinait qu'en ce moment, se sachant épié, son père interrogeait sa femme du regard avant de prendre sa décision...................
Complices ou ennemis ?
"Tu veux venir avec moi à la chasse, mais attention, il faudra se lever de bonne heure".
La cavalerie avait gagné.
Ces moments là ne s'effaceront jamais de sa mémoire, mais savait-il ce jour là qu'il venait de fabriquer les ultimes cartouches pour son père.
Ceci est une autre histoire
.........un jour peut-être!

10 décembre 2006

Actu-realité 2

ACTU-réalité, c'est toujours l'actu vu par un français Raleur et Gaulois (comme tous les français).
Ce que j'ai aimé :
Les commentaires sur mon n°1 de ACTU-Réalité, bien vu sur la culture Occitane et je vous engage à aller sur mon nouveau lien permanent " défense de l' occitan"Profitez en pour visiter les blogs que je vous propose en lien: julie, kat, mikano, 68hard et d'autres à venir................
Pour le second commentaire, c'est vrai les réunions entre amis ne sont pas (encore) taxées ..........ouf!
Ce que je n'aime pas :
Les jeux Olympiques en Chine, Tibet et Tien an Men, mouchoir, ça n'a jamais existé. Tibet vous dites!!!!!!!!!!!!!!!!, Tien an men ? connais pas !!!!, C'est pas un fromage français ?
Echange AIRBUS contre amnésie plus ou moins longue selon montant du cheque .
La mode des Eoliennes (je détaillerai un jour, j'ai un avis trés mitigé aussi sur le bio-carburant, et les OGM).
Frêche, aprés les Harkis, les noirs de l'équipe de France, à qui le tour ? Honte pour le gouvernement et ses amis politiques qui condamnent, sans condamner, tout en condamnant, mais qui ne condamnent pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C'est pas juste
Le capital placé en bourse est mieux remunéré que le travail.
Ex: en début d'année le smic mensuel était de 1357 € environ, placé en bourse cette somme vaudrait 16% de plus à ce jour! (mais pas le smic) et qui a creé cette richesse si ce n'est le travail! (des autres)
"Alexandre le bienheureux nous a quittés". Il était notre discret voisin de la Malepère, salut l'artiste.
C'est pas juste! dirait Calimero

09 décembre 2006

L'insouciante jeunesse (épisode 2+3)


Les années scolaires (episodes 3+4)

L'école communale était à environ 5 km de la maison, moi l'enfant des terres arides, je devais me chausser, m'habiller, me peigner, laisser la fronde (ça non elle était planquée dans mon cartable).
Le début de la civilisation ?
40 élèves par classe, pas moins plutôt plus, un véritable souk, mais comme tout dans ce magnifique pays les apparences sont trompeuses, à la cloche nous rejoignons nos classes aussi rapidement que nos frêles gambettes pouvaient nous le permettre.
Fallait pas gouter à la justice de "Driss". Un géant de 4 mêtres! Large comme ça! missionné par le principal pour exécuter ses funestes sentences.
A chaque manquement au règlement, Driss après un regard complice avec le proviseur se dirigeait vers vous, vos frêles cuisses faisaient alors connaissance avec sa baguette en bambou.
La justice féodale fonctionnait jusqu'à la remise des compositions de calcul et de français.
Les 5 derniers, 5 coups de baguettes sur la plante des pieds, Driss devait jubiler, d'un geste presque élégant il vous soulevait, vous retournait, vous saisissait les pieds et hop!, la tête en bas, l'instit saisissait alors sa canne en bambou et bam! vous appreniez à compter très rapidement jusqu'à 5! ,en français et en arabe!
Les 5 autres, 5 tours de manège! Sympa pensez-vous. Surprise! C'était encore Driss qui battait la mesure de cette folle farandolle, la baguette à la main, il vous stimulait les fesses pour tourner plus vite.
Je ne sus jamais à quoi ressemblait les recompenses des 5 premiers de la classe, pas même des 10 premiers, ou encore des 20 premiers. On parlais vaguement de bon points qui donnaient droit ensuite à une image, je n'eus jamais l'honneur de partager la jouissance de ces "têtes d'affiche".
Mais pour des images je ne fus point motiver pour atteindre les sommets de la gloire, il fallait juste éviter Driss et sa baguette magique, elle vous motive plus que les bons points.
L'école du village n'était pas assez bien pour moi, c'etait la dernière invention de ma mère,
"Tu n'as jamais de bonnes notes, nous t'avons choisi Mibladen c'est une bonne école tu verras"
"Mibladen, mais c'est à 20 km !"
"Ce n'est pas un problème les M.... acceptent de te prendre en pension la semaine, me repondit elle, tu verras tu seras bien chez eux, tu pourras emmener ton lance pierre"
Je sentais bien que l'affaire avait éte minutieusement preparée, le lance pîerre , hum cette proposition au lieu de me rassurer me ce qui m'attendais etatit encore pire que ce que j'avais imaginé
Mais il me reste mon sauveur, lui va refuser cet éloignement qui se sert de l'école comme otage. Regard vers mon père, pas de réaction, j'insite, il doit bien voir la panique m'envahir, il va refuser c'est sûr on s'est toujours compris du regard......... La cavalerie battait en retraite.
1er jour à Mibladen, triste village que ce "bled" paumé au milieu de nul part, où personne n'y arrive ni en repart, un triste village minier, sans même des moineaux à chasser.
Fallait se faire virer pour retourner à Midelt, l'école devenait le chantage à mon adolescence, échange bonnes notes contre chasse, billard, pêche, ballades en 4x4 ect ...
Il fallait faire vite. Je compris rapidement que les élèves turbulents étaient écartés de l'école, et en plus ici point de Driss, la justice ce sera moi!
Il suffisait de provoquer une bagarre par jour, et à ce jeu-là, je me défendais.
Il se nommait Daniel, il était le plus fort de l'école, jamais il n'a su qu'il était le malheureux cobaye de ma funeste stratégie, en quelques minutes, après une futile provocation, il se retrouva dos au sol et demandait grâce. Je récoltais ma première punition. Chouette, je démarre fort!
"On ne peut plus le garder Monsieur Maurice, il se bat tous les jours ...............!"
Gagné! Il suffisait d'attendre un peu, je serai à nouveau chez moi à Middelt, je ferai la promesse que je travaillerai bien (quelques semaines) et le tour sera joué.
Mais c'était sans compter sur Vincent. Il arriva en cours d'année, son père mineur venait d'être muté, sa timidité ne dura que le temps d'attendre la récréation, il me provoqua. Le bougre, en quelques secondes, c'est moi qui criait grâce dans le bac à sable!
Ainsi un inconnu venait de prendre le pouvoir, les gosses de l'école lui imploraient sa protection, qu'il acceptait contre quelques gateaux, bonbons, billes, .......et en plus il s'enrichissait! Moi, je terrorisais mais gratuitement! Il devint le héros.
Briseur de rêve!!!!!!!!!!
Ma stratégie venait d'avorter, je décidais la rebellion passive, "n'avoir que des mauvaises notes". Avec çà, je devrais retourner à Midelt, il n'y avait pas d'autres écoles à moins de 200 km.

05 décembre 2006

Des codes, des codes, en veux-tu, en voilà!

La tête encore mal débarbouillée d'une nuit bien réparatrice, je quitte la maison.
Surtout ne pas oublier le code de l'alarme, le code, voyons le code, ah oui, 7852 fastoche celui là, c'est celui de ma carte bleue!
Sur le chemin qui même à mon gagne pain quotidien, et à celui des croquettes du chien, mon alerte essence cligotte ,"va falloir faire le plein". Carte spéciale et encore une fois on me réclame mon code avant de pouvoir me servir. Voyons la pompe c'est ...........ah voila je l'ai 1889, et en plus il me le change tous les ans ces idiots.
Arrivé au boulot, fallait bien prendre possession de mon outil de travail, que pensez-vous que je fige! (ça ne se dit pas mais ça me plait) le code bien sûr!. Ah celui-là, il est facile, je l'ai choisi, c'est celui de ma carte bleue, 7852.
Bien entendu, l'ordinateur qui ne voulait pas être en reste, lui aussi s'en est melé en me réclamant son code : 7852 (faut pas compliquer, vous venez de comprendre c'est celui de .........la carte bleue)!!!
Midi, (je pourrais dire 13h30 ça ferait bucheur) disons 12h30, faut penser à assouvir un petite faim, direction resto, "parking gratuit pour les clients" chouette j'y vais!
Repas terminé faut bien payer "veuillez taper votre code svp" j'exécute 7852, toujours irrité de recevoir des ordres d'une machine, encore plus facile, c'est celui de ..............bien sûr! ma carte bleue... élémentaire mon cher Watson!
Sortir du parking, barrière et message "veuillez taper votre code gratuit", celui-là, je l'avais écrit dans le creux de ma main, n'ayant aucune confiance à ma memoire temporaire (pas plus qu'à ma mémoire tout court) : 4529.
Re-code au boulot pour y entrer, et re-re-code pour en sortir vers 21 heures (quel bosseur! bon transigeons à 19h).
Ah enfin, je n'ai plus qu'à me diriger vers la douceur d'un accueillant foyer, quand tout d'un coup, "Me..de! les croquettes !" (voir plus bas histoire de croquettes).
Juste le temps, je cours, je vole entre les allées, j'arrive en nage devant le rayon, je charge, je fais demi-tour, direction la caisse, essouflé, j'entends avec plaisir le petit sifflement de l'enregistrement.
" Carte, monsieur ?"
" Oui "
"ça vous fera 23€"
J'introduis comme un grand ma carte dans le bidule.
"Premier essai", machinalement je tape "2389"
"Code erroné, 2ème essai"
Je m'énerve (dans ma tête). Comment pas bon! Je retape 2389, j'en suis sûr! c'est le bon!
Derrière moi, je sentais les excités du caddy se demander si j'allais bien me dépêcher, qu'ils avaient autre chose à faire........et que...... etc............. etc................
"Code erroné, veuillez recommencer"
Derrière moi (vous connaissez la suite ) ...
Le trou, pas moyen de se souvenir ......... je tente le coup ? ou pas ?
Vous prenez les chèques ? croyant résoudre mon problème de mémoire.
"Oui monsieur, mais il fallait le dire avant!"
Tant pis je me lance, je respire un bon coup. Tu te calmes et tu réfléchis bien .........voyons ton code c'est le même que :
Celui de la maison
Celui du bureau
Celui de l'ordinateur
C'est ........c'est.............. (question pour un champion, mais paumé) le ..............7852
Code bon!
Allez comprendre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je n'ose aussi vous dire que 7852 c'est aussi le code de :
la banque directe
Fnac et achats en ligne
etc............ etc..........

Moralité:
On te propose des codes pour te protéger. Donc si tu connais un de mes codes, tu peux te promener à l'aise :
Dans ma maison.
Dans mon bureau.
Dans mon ordinateur.
Dans mon compte en banque.
Dans tous les sites d'achat en ligne.

Pas mal la protection!

Et vous, çà marche comment ??????

P.S. : Ne soyez pas surpris si mon code ne marche pas... je viens de le changer!!! Pas folle la guêpe....