24 janvier 2007

Rencontre furtive

Tous les jours valent d’être vécus certes, mais pour certains c’est à se demander si on n’aurait pas mieux fait d’aller se coucher, d’autres, où l’on aimerait bien un rappel, bis répétita !
Je me réjouissais à l’avance de la journée qui commençait, malgré les quelques 950 kilomètres qui m’attendaient dans la journée, et malgré l’heure matinale, je ne doutais pas que cette journée allait être agréable.
Mon sourire dans la glace venait de me le confirmer.
Sur le retour, la nuit tranquille et paisible commençait à me border, je constatais avec plaisir que la journée était en tous points conforme à mes espérances matinales.
J’aime ces heures tardives et solitaires où seul dans son carrosse, un cd en compagnon, vous estimez avoir bien rempli votre journée.
Benabar, Raphaël, Mickey 3D, et les Flamands roses m’accompagnaient, et s’ils voulaient se retirer après avoir mérité un petit repos : Encore ! Bis ! Bis ! Encore ! …... Benabar surtout doit m’en vouloir.
Ma voiture championne du monde et pas fière pour cela, me signalait qu’il fallait aussi penser à elle si je voulais qu’ensemble nous atteignions notre havre ce soir.
Mais juste ce qu’il faut de carburant, pas plus, ma voiture et moi sommes en harmonie, nous préférons notre pompiste au village. Le papé à la pompe, il te sert et en plus il est bavard et son fiston s’occupe bien de ma chère championne.
Quelques litres dans le réservoir, direction la caisse.
Une moto. Réflexe, je me gare à coté.
Un motard et sa compagne. Réflexe, j’engage la conversation.
Lui de face, sympa, elle de dos.
Elle semblait captive de ce bras qu’elle enlaçait comme s’il était son sauveur, son guide, son havre.
Conversation de motard :
« Le temps »
« La vitesse »
« La moto »
Lui sympa, elle toujours de dos.
« Il allait sur Béziers »
« J’ai aussi une moto »
« Non, d’une autre marque »
Lui sympa, elle toujours de dos.
Enfin, elle se retourna, sans desserrer sa prise, sans doute intriguée.
Je vis son visage et compris alors qu’il était ses yeux, elle cherchait, nez au vent comme un animal apeuré, d’où pouvait bien venir cette sensation de présence, me localisa, sans doute rassurée, me fit un sourire, mais pas un mot.
Je compris aussi qu’il était sa voix.
Il me dit adieu, enfourcha sa moto, elle en fit autant, un autre sourire, normal, elle me connaissait maintenant.
Elle s’agrippa à lui, que dis-je elle fusionna avec lui.
La moto s’éloigna, il n’y avait sans doute pas 10 minutes que nous nous étions rencontrés.
Il y a des jours comme çà où quelques minutes vous marquent pour des années.
La vie est un immense plat à consommer, avec modération ou excès, peu importe.
Mais des instants comme celui-là en donnent tout son piment.
Et vous…………………….

Benabar disponible me raconta la suite de son histoire.
La maison est à vendre, dans un terrain vague,……….. Et des gentils fantômes………………
I’ am a poor lonesome cowboy
And a long way from home …….

13 commentaires:

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Bien sympa!

Je continue à visiter ton blog, Patrick. Je suis un lecteur “furtif”

Mike T. à –20 C Ottawa.

Bonjour à Myriam.

Mike canada a dit…

Bien sympa!

Je continue à visiter ton blog, Patrick. Je suis un lecteur “furtif”

Mike T. à –20 C Ottawa.

Bonjour à Myriam.

Anonyme a dit…

Bien,Bien,Bien.....

Le 68HARD

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

bonjour 68 hard
venant de toi un grand motard,je suis touché
a bientot

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Mike du canada bonjour
j'ai fais un copier coller de ton commentaire sur mon mail, et je vois qu'il est aussi en commentaire
ainsi nous saurons que j'ai un lecteur canadien et qu'il fait - 20 degrés chez toi, c'est chaud!
ici la neige depuis quelques jours
merci de ta visite
patrick

lynn a dit…

Bonjour Patrick,

Cela fait une rencontre furtive écrite avec beaucoup de délicatesse.
Et puis, j'adore aussi écouter Benabar, Raphaël.
Merci pour le partage
Excellente journée
Lynn

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Bonjour lynn
J’aime des instant court, ou quelques secondes suffisent comme un appareil photo a réveiller nos caractères
Merci de tes mots
a bientôt

Claude a dit…

ce sont ces moments, ces rencontres furtives qui devraient contribuer à nous faire gouter la vie à chaque instants !...
Salut motard à toi
Claude

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Bonjour Claude
J’essaye avec mes modestes mots de capter comme toi avec ton appareil photo les quelques secondes d'une journée qui suffisent a la rendre agréable
Merci de ta visite
Patrick

Anonyme a dit…

coucou c'est Nathalie juste pour te dire "il faut continuer le blog ",on se régale toujours autant.
Un peut emouvant ta dernière rencontre avec les motards.

Bisous à bientot

Nathalie

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

merci de tes remarques quelques mots ,et la motivation est décuplée
Oui émouvant et aussi merveilleux
dire qu'être aveugle, et muette est merveilleux peut paraître inhumain
je pense et j'en suis sur à les voir qu'ils (elle et lui) étaient amoureux et heureux, et qu(ils avaient besoin l'un de l'autre)
bises Nathalie, et bonjour a ton mari de motard

Anonyme a dit…

Bonsoir Patrick, je viens de lire ton Emouvant post...Grande joie de découvrir aussi un tel amour...et surtout une belle leçon de moralité sur nos tracas quotidiens ou superflus! Merci beaucoup!! ;-)Evelyss

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Bonjour evelyss
Oui, chaque chose ne méritent que l'importance qu'elles peuvent avoir, c'est cela le plus dur a gérer dans notre quotidiens
Et puis un jour, un événement furtif , selon chacun on peut le voir et se repositionner, de demander si vraiment nos problèmes sont des vrais problèmes face a l’événement que tu viens de vivre,
Et puis d’autres, l'oeil rivé sur le futile ne verront rien, et surtout continuerons a passer comme cela devant des moments merveilleux
tu as vu « l’insouciante jeunesse continue, tes remarques m’intéressent » tu le sais
A bientôt