13 décembre 2006

Demain on va a la "ZAOUYA"

hébergement gratuit de photos & vidéos avec www.photomania.comDemain, on va à la "Zaouya"
Il n'en fallait pas plus pour exciter le jeune garçon d'environ 10 ans.
Il espérait cette phrase depuis quelques heures, elle se suffisait à elle-même, point besoin d'autres explications.
Il avait compris, son père venait de lui indiquer le lieu de chasse du lendemain.Sans mot dire, il se dirigea vers son armoire "d'ali baba", en sortit un boite dans laquelle il savait y trouver tout le nécessaire à la passionnante fabrication de cartouches.
"Voyons, pensa-t'il, la "Zaouya" c'est plûtot du lièvre donc du plomb de 4, d'abord faire l'inventaire de la cartouchière, enlever les cartouches de 10 et les remplacer en nombre par du 4".
Le rituel était au point, la confiance que lui prodiguait son père, en lui confiant la fabrication de ses cartouches, l'envahissait toujours d'une fiertée démesurée.
Méticuleusement, le geste sûr maintes fois repété, il introduisait l'amorce sans brusquer, elle pourrait exploser, c'est fait.
Maintenant la poudre, ni trop ni trop peu. Pas de risque, il avait minutieusement mis au point la dose, au fur et à mesure des chasses de son père et des remarques de celui ci.
A la "bourre "d'être maintenant délicatement enfoncée dans la cartouche.
Maintenant les plombs. Il sortit une boite sur laquelle la taille des plombs y était inscrite, comme pour la poudre, la dose était secrète, il fallait combiner astucieusement quantité et volume restant dans la cartouche.Prendre un carton pré-découpé du diamètre de la cartouche, y inscrire lisiblement le numéro. bien proprement.
Dernier geste, la délicate épreuve du sertissage, bloquer la cartouche dans une petite machine qui ressemble à un tour, activer la molette, la capsule venait de sertir son chef oeuvre.
Il traquait à present le regard de son père et attendait la phrase .............
Il surprit le regard croisé entre ses parents. Il devinait qu'en ce moment, se sachant épié, son père interrogeait sa femme du regard avant de prendre sa décision...................
Complices ou ennemis ?
"Tu veux venir avec moi à la chasse, mais attention, il faudra se lever de bonne heure".
La cavalerie avait gagné.
Ces moments là ne s'effaceront jamais de sa mémoire, mais savait-il ce jour là qu'il venait de fabriquer les ultimes cartouches pour son père.
Ceci est une autre histoire
.........un jour peut-être!

7 commentaires:

mikano a dit…

Comme d'hab je plonge avec toi... j'me souviens attendre au pied du tracteur que le fils de ma nounou, le maître de l'engin me regarde et me dise d'un signe de tête "vas y monte"... j'attendais, peut être même je priais... Très rarement il m'a fait ce bonheur de partager ce moment avec moi... je n'étais qu'une fille et trop souvent je regardais mon frère de deux ans de moins que moi, partir, tout fier... tout agaçant... J'écoutais les ultimes recommandations... "tu te tiens bien", "dans le virage, tu t'accroches"... et moi je rentrais toute penaude dnas la cuisine ou Tata m'attendait pour laver les patates... PFfft... J'ai failli aussi un jour aller à la chasse... j'en rêvais aussi... mais toujours ce détail qui ne méritait aucune dérogation... j'étaais une fille...
Je n'oublies pas ces moments aujourd'hui et je fais partager à ma fille des moments d'adultes...
En tous cas, encore une fois Patrick, de m'embarquer à chaque fois que je te lis vers une contrée pas si lointaine... l'enfance...

Anonyme a dit…

On crois revoir des images de Marcel Pagnol, on garde de bons souvenirs d'un temps qui si vite....trop vite, merci de faire ressurgir de si beaux souvenirs! ;-)Evelyss

Claude a dit…

Ton texte évoque une belle phrase de Victor Hugo: " Le souvenir, c'est la présence invisible ". Merci et bon WE à toi. Claude

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

salut Mikano
ouah!!!!!!!!!!!!!!!!! ton com
tu devrai essayer d'en parler plus longuement dans ton blog,j'ai bien aimé essaye
a+
adizias

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

claude

belle phrase je suis ok avec toi et V.Hugo bien sur
bon wend
patrick
adizias

Pas à pas se fait notre chemin a dit…

Salut evelyss
ce qui est bizarre c'est que ces souvenirs etaient bien , au plus profond de ma memoire
c'est comme si d'ecrire ce blog,ils revenaient à la surface comme pour me dire "et si tu en parlais"
adizias
patrick

mikano a dit…

Patrick,
tu me donnes envies d'essayer... merci !
Euh par contre, j'ai à chaque fois du mal à venir sur ton blog... c'est long à charger !!! Je suis la seule ou y'a t'il un p'tit bug ???
Bon week' à toi...