Qui n'a pas en un Nounours? Cet animal me passionne aussi suis-je un farouche partisant de son introduction, en preservant dans le meme temps, les besoins des éleveurs
Aussi sur quelques semaines vais-je modestement tenter de vous parler encore de mon departement l'Ariege, riche de son histoire, (encore un vieux metier disparu )
C’est dans le Haut-Couserans qu’Ercé, village pittoresque de 500 habitants, cultive le charme des villages de montagne de la vallée du Garbet avec son ancien château du XVIIIe siècle (aujourd’hui hospice St-Philippe), son imposante église de l’Assomption ou ses granges à pas d’oiseaux.
Mais le nom de ce petit village est étroitement lié à l’histoire des orsalhers, les montreurs d’ours, qui jusqu’avant la guerre de 14-18 ont sillonné les campagnes et les villes occidentales jusqu’aux grandes cités industrielles d’Amérique centrale où certains s’installèrent et firent fortune.
Au XIXe siècle, les habitants de la vallée ne sont pas riches, ils vivent essentiellement de monoculture fourragère, élèvent quelques vaches et cultivent de manière intensive la pomme de terre qu’ils font venir sur des terrasses aménagées à 1400m d’altitude.
Face à la poussée démographique et à une importante crise frumentaire liée à une épidémie qui touche la pomme de terre dans les années 1845, les hommes doivent partir chercher du travail dans les vignobles de l’Aude ou pour les moissons en Espagne.
C’est aussi à ce moment qu’apparaît, essentiellement sur les communes d’Oust, d’Uston et Ercé, une industrie nouvelle: celle des dresseurs d’ours.On estime à 200 le nombre des dresseurs et montreurs d’ours de la vallée en 1880 dont 50 dans le seul village d’Ercé qui parait-il compte à cette époque une école de dresseur d’ours.
Il faut avouer que l’homme a toujours voulu domestiquer et dresser les animaux sauvages et on trouve des spectacles de montreurs d’ours depuis le Moyen Age en Europe mais également en Turquie ou au Pakistan.
(photo/Mr Ruffé et Mr Rogalle d'Aulus)