06 septembre 2009

Ercé la patrie des dresseurs d'Ours

Qui n'a pas en un Nounours?
Cet animal me passionne aussi suis-je un farouche partisant de son introduction, en preservant dans le meme temps, les besoins des éleveurs
Aussi sur quelques semaines vais-je modestement tenter de vous parler encore de mon departement l'Ariege, riche de son histoire, (encore un vieux metier disparu )
le type dans la flotte avec l'ours vous le connaissez?

C’est dans le Haut-Couserans qu’Ercé, village pittoresque de 500 habitants, cultive le charme des villages de montagne de la vallée du Garbet avec son ancien château du XVIIIe siècle (aujourd’hui hospice St-Philippe), son imposante église de l’Assomption ou ses granges à pas d’oiseaux.
Mais le nom de ce petit village est étroitement lié à l’histoire des orsalhers, les montreurs d’ours, qui jusqu’avant la guerre de 14-18 ont sillonné les campagnes et les villes occidentales jusqu’aux grandes cités industrielles d’Amérique centrale où certains s’installèrent et firent fortune.
Au XIXe siècle, les habitants de la vallée ne sont pas riches, ils vivent essentiellement de monoculture fourragère, élèvent quelques vaches et cultivent de manière intensive la pomme de terre qu’ils font venir sur des terrasses aménagées à 1400m d’altitude.
Face à la poussée démographique et à une importante crise frumentaire liée à une épidémie qui touche la pomme de terre dans les années 1845, les hommes doivent partir chercher du travail dans les vignobles de l’Aude ou pour les moissons en Espagne.
C’est aussi à ce moment qu’apparaît, essentiellement sur les communes d’Oust, d’Uston et Ercé, une industrie nouvelle: celle des dresseurs d’ours.On estime à 200 le nombre des dresseurs et montreurs d’ours de la vallée en 1880 dont 50 dans le seul village d’Ercé qui parait-il compte à cette époque une école de dresseur d’ours.
Il faut avouer que l’homme a toujours voulu domestiquer et dresser les animaux sauvages et on trouve des spectacles de montreurs d’ours depuis le Moyen Age en Europe mais également en Turquie ou au Pakistan.

à suivre, la capture et le dressage

01 septembre 2009

Les porteurs de Glace

De nombreux métiers, aujourd'hui disparus, permirent à nos ancêtres d'améliorer le quotidien.
C'est ce que je vais tenter de vous faire connaitre et specialement les metiers de mon departement l'ARIEGE


(photo/Mr Ruffé et Mr Rogalle d'Aulus)

Pour nos populations pyrénéennes, il était souvent difficile de joindre les deux bouts et, parfois, afin d'amener un complément de salaire, il fallait faire preuve d'imagination.
Les porteurs de glace furent de ceux-là, exerçant souvent le métier d'agriculteur mais sur des exploitations de petites dimensions, avec un cheptel réduit.
A proximité des stations thermales ou des centres touristiques, les paysans locaux étaient souvent embauchés par les hôteliers afin de fournir de la glace pour conserver les denrées ou maintenir des boissons au frais. Il fallait toutefois trouver des hommes connaissant les endroits où la glace était la plus dense, capables, de surcroît, d'acheminer, sur des pentes au dénivelé important, des charges allant parfois, pour les plus rudes, jusqu'à 70 kg.
Peu à peu, jusque dans les années 1920, où cette pratique disparut en raison des progrès techniques, se développa donc un véritable artisanat dans les pics pyrénéens, en Couserans notamment. On achalandait ainsi les hôtels d'Aulus, par exemple, mais aussi ceux de Foix et parfois jusqu'à Toulouse.
Les hommes partaient de nuit pour être sur place à la pointe du jour, avant que le soleil ne réchauffe la glace, montaient dans les endroits les plus propices. L'ascension se faisait à dos de mule ou d'âne, le plus loin possible mais après il fallait continuer le chemin à pied parce que la glace qui convenait se trouvait au-delà de 2 000 m d'altitude.

Bref, trois heures de montée et autant de descente donc pour ramener des blocs généralement de 25 à 30 kg, choisis dans la partie la plus dure pour lutter contre la fonte.
On conditionnait la glace dans de grands sacs contenant de la sciure qui servait d'isolant isotherme et était alors descendue à dos d'homme pour rejoindre les bêtes de bât.
En Couserans surtout, le Salat, navigable, permettait d'amener les blocs jusqu'à Toulouse et une véritable petite industrie avait alors vu le jour, des entreprises spécialisées dans ce mode de transport avaient alors germé.
Ainsi, c'était, au XIXe siècle, jusqu'à 70 tonnes de glace par jour qui transitaient par nos montagnes pour se retrouver dans les cuisines toulousaines quelques heures plus tard. Il fallait toutefois presque deux jours et demi pour atteindre le but, ce qui laissait le temps, à la glace, de fondre.
On estime que près du tiers de la charge initiale disparaissait pendant ce voyage, ce qui était d'autant un manque à gagner pour nos porteurs de glace. Ce travail était épuisant et ne fournissait, il faut bien s'en rendre compte, qu'un complément pécuniaire fort modeste. Après être redescendus dans la vallée, nos Couserannais repartaient en fait exercer leur métier principal, agriculteur, éleveur ou ouvrier.
Ce n'était donc bien qu'un « petit métier » et non un travail à part entière.

On est bien loin, là, de nos 35 heures… et des greves pour un oui, pour un non!!!!!
(merci a la depeche du midi pour son aide )

lien pour mieux connaitre ce vieux metier
http://valleedugarbet.free.fr/Memoire/les-thermes-d-aulus-3.htm

27 août 2009

la vie est si belle


Il y a des jours où j’apprécie la vie, où les nouvelles sont toutes bonnes.
Tiens hier, par exemple, j’ai n’ai appris que de bonnes nouvelles :
Que les restaurateurs, tous unanimes, avaient baissé leurs tarifs,
Que le dimanche restera toujours un jour férié pour profiter de sa famille,
Que les députés étaient toujours présents à l’assemblée pour voter les lois qui nous régissent,
Que les supers marchés avaient décidé de ne plus prendre des marges de 300%,
Que les traders allaient rendre leurs primes pour exprimer leur reconnaissance de les avoir sauvés avec nos impôts,
Que les PDG des banques refusaient leurs parachutes dorés,
Que les joueurs de foot reversaient 10 % de leur salaire au resto du cœur…

J’espère que ces quelques lignes vous ont fait rêver le temps de leur lecture !
La chute bien entendu n’en est que plus dure, n’oublions pas que nous vivons toujours sous le règne de Nicolas 1er.

10 août 2009

Radio Montaillou notre radio à nous les "Pyrénéens"

Ruines du chateau de Montaillou ( la grande Tour)






Toutes mes excuses à ceux qui ont attendus, 11h 30 pour m’entendre « Causer au poste »
En fait j’avais rendez vous avec la radio pour un enregistrement, qui sera diffusé le mercredi 12 Août entre 12h et 12h 30 et de 18h à 18h 30
Cinq petites minutes, mais sympas pour l’expérience

Merci à René Girma pour son interwiev, et pour son entousiasme contagieuse.

Merci aussi à Sylvain Athiel pour sa conference sur son livre"les conquerants des ondes" , et nos échanges de livres.

Alors si vous n’avez rien à faire, mais envie d'écouter une radio pas comme les autres.

Et pour le Fun et la nostalgie des anciens

"Aqui radio Andorra..........................."

Tentez, Posez vos ouies devant « Radio Montaillou Pyrénées »

puis

(cliquez en haut "ecouter")


Au fait Montaillou dans les Pyrénées est un lieu Mythique pour nous les Cathares
Un peu d’histoire

En 1209, les d'Alion furent dépossédé de leurs biens pour désobéissance et ce sont les Comtes de Foix qui se chargèrent notamment des territoires de Prades et Montaillou. Cela pourrait expliquer en partie la soumission "diplomatique" de Bernard d'Alion au chef des Croisés : Simon de Montfort. La position prise par Bernard d'Alion était à l'opposé de celle des Comtes de Foix, qui eux, combattirent les croisés jusqu'en 1229.

Il faut cependant noter que Bernard d'Alion malgré sa soumission fut un allié actif du catharisme en hébergeant, par exemple dans les années 1230, l'évêque cathare du toulousain : Guilhabert de Castres.Cette période de brouille entre les lignages de Foix et d'Alion prirent fin à l'occasion du mariage de Bernard d'Alion avec Esclarmonde (cathare et sœur du Comte de Foix Roger Bernard II). Bernard d'Alion et Arnaud d'Usson, en tant que sympathisants, accueillirent sur leurs terres, des cathares persécutés et aidèrent de diverses manières les résistants au Roi de France et à l'Église catholique, qu'étaient les principaux chefs religieux cathares installés à Montségur.

La résistance à Montségur dura 14 ans et en 1243, les croisés assiégèrent la place qui se rendit après 10 mois de lutte. De nombreux hérétiques trouvèrent dans les forêts du Pays d'Alion, un abri sur contre le tribunal inquisitorial. Bernard d'Alion fut jugé par le tribunal inquisitorial et brûlé près de la Cathédrale de Perpignan en 1257. Les familles d'Alion et d'Usson, reçurent, en 1311, de Gaston I de Foix, 100 livres en échange d'Usson, Prades et Montaillou.

En 1308, à Montaillou, une rafle fut organisée par Geofroy d'Ablis, alors inquisiteur de Carcassonne. Il fit emprisonner les adultes et leur extirpa des dépositions qui servirent à l'abbé de Fontfroide (Jacques Fournier) organisateur d'un tribunal inquisitorial efficace et zélé qui lui permit d'accéder à son élection papale à Avignon sous le nom de Benoit XII.

Références

http://www.paysdesault.com/chateau_3.htm


http://www.mairie-montaillou.fr/mon_med_01.html

23 juillet 2009

C'est quoi dédicacer un livre ?


C’est l’étudiant qui passe, nonchalant, écoute, se rapproche et me demande :
« C’est quoi la guerre du Rif ? ». Je lui explique, mon père, les spahis, Abdel Krim, la révolte des berbères, l’atrocité ». Je le vois souriant, il me dit :
« Accepteriez-vous de m’aider à rédiger mon mémoire, je suis étudiant en histoire et je viens de trouver mon sujet, fantastique ! Personne n’aura le même ».
Je lui donne mon tel. « C’est moi qui suis heureux »……………….comme Ulysse.

C’est une autre dame je la repère. Plus vielle que vielle, elle tourne, retourne, demande conseil à la vendeuse, elle écoute, lit, change d’avis, fait demi tour, revient à son autre livre, elle occupe le terrain avec ses yeux et ses doutes. Je la comprends, je suis comme elle. Je refuse de me précipiter sur la tête de gondole de Coben, le Clezio, Tamuk et autres produits de consommation, même si je leur reconnais un immense talent, le livre doit avant tout me plaire pas le marketing.
Elle est enfin devant moi et m’explique :
« Je cherche un livre, vous pouvez m’aider ? »
Je l’avais compris. Je lui explique. J’aime discuter avec la mamie que je verrai bien avec un cabas et des poireaux dedans, allez savoir pourquoi ? Elle accroche, elle aime lire, mais c’est depuis peu, avant elle n’avait pas le temps. Elle m’explique :
« Depuis que j’ai perdu mon mari, il me reste plus que la lecture ».
Je redouble d’attention, si je pouvais je lui offrirai mon livre. Cette mamie me plait. Elle semble vouloir combler un vide immense. ………….Nos chers disparus.
Elle ouvre le livre et me dit : « Mon Dieu, que c’est écrit petit, c’est dommage ! Je n’y vois pas trop ».
Je suis déçu, non pas de n’avoir pas vendu, mais de ne pas être la lecture d’un soir pour lui apporter un peu de plaisir.

Une autre grande déception. Il est grand, barbu, cheveux longs, un reste des hippies que j’ai bien connus et qui s’est incrusté dans ce beau pays. Il sait que je suis là, il ne peut me manquer, je suis idéalement placé à l’entrée et mon affichage est visible.
Il passe devant, ne me voit pas, il furette, lit, tourne et retourne les livres, change de rayon, lit minutieusement les 4èmes et l’intérieur des livres, pose son regard sur un autre, délaisse celui qu’il a dans la main.
Cela fait une heure au moins qu’il est là, il a choisi deux livres, mais moi rien. J’ai envie d’aller l’accoster juste pour savoir quel est son critère de choix. Je n’ose !
Il ne viendra pas me voir cela se sent, je ne lui plais pas. Trois heures qu’il cherche, 5 à 6 livres entre les mains, il s’en retourne passe devant moi…….pas un mot………..je suis bidon ?.........Je râle…………de rage……..furieux en dedans de ne pas avoir été seulement consulté, juste pour discuter avec lui.

C’est la femme, qui aime mon livre me le fait dédicacer et qui a oublié ses sous, elle me rend le livre dédicacé, « A Claudia…. » J’en fais quoi moi !!!!!!! Mes dédicaces sont très personnelles, je ne vais quand même pas le revendre à quelqu’un d’autre et tant pis si elle ne se nomme pas Claudia. !!!

Deux femmes s’approchent, elles ont déjà deux livres entre les mains : elles hesitent
« Vous comprenez, c’est pour offrir ! »
Moi, « Un livre avec une dédicace, c’est un beau cadeau »
Elles « Oui mais vous n’êtes pas connus vous ! » ??????????????????
Moi grand seigneur en rage, « Dans ce cas, choisissez Pennac, Chagrin d’école » Elles suivent mon conseil et reposent l’autre livre qu’elles tenaient.
Rendez vous le 9 Aout à 11h30 sur Radio Montaillou , je suis invité pour mon livre(clic sur photo de droite)opu sur ce lien

15 juillet 2009

Encore un peu de la corse

Bonjour à tous
C'est la fin du voyage sans commentaires, juste en images. la Corse est belle et les Corses sont ........................................trés sympas, si! si!

Infos: A droite vous avez une photo"Radio Montaillou" cliquer et ecoutez, c'est la radio de chez nous.
J'y serai le 9 Aout en direct, à partir de 11h30 h pour echanger sur mon livre.
C'est pas chouette cela
On en reparle
Bonnes vacances










09 juillet 2009

C'etait un dimanche !!!!




C’était un dimanche pas comme les autres, ce jour là, j’avais acheté des souvenirs et je voulais faire un cadeau à un ami. Sitôt dis sitôt fait, j’achète et me dirige vers la poste. Miracle elle est ouverte, le colis s’éloigne sous les yeux rieurs de la postière si sympathique.
En prolongeant ma promenade, je passe devant le pole emploi, des gens heureux en sortaient, et semblaient enchantés du séjour en ces lieux pourtant si triste d’habitude…………..
Je m’étonnais !!!!
Dans la rue toutes les administrations étaient ouvertes un dimanche ! Même les collèges ! L’Urssaf ! Et bien d’autres encore……………..
Je me frotte les yeux ce n’est pas possible !!! Quand le radio réveille m’annonce :
« 7h sur France inter l’actualité ………………..»
Je me disais aussi…………………………….