Invité par le café littéraire de Pamiers, je devais développer le sujet «Vous avez dit identité ? »
Sujet à la mode certes, mais modestement je me suis appuyé sur mon livre pour tenter le débat.
Avec Myriam mon épouse, nous avons alterné. À moi le dialogue, à elle la lecture de passages du livre qui pouvait étayer notre vision de l’identité au travers de l’histoire d’un français qui à 18 ans s’engage dans une armée colonialiste pour au final adopter plus que de raison le pays autrefois colonisé. Son vécu par la suite de l’accueil des Français aux « Pieds noirs rapatriés » apporte aussi un fort témoignage à la soirée.
Ci joint quelques extraits de la lecture

Au total 2 heures de vrai plaisir à débattre. Je n’avais jamais fréquenté de café littéraire, l’expérience est concluante, j’irai aux prochains.
Merci à Monsieur Rouch président des « Appaméens du livre », et son équipe pour son invitation.
«
Yasmina, la femme de Youssouf, vit Maurice et se leva. En arabe, elle lui souhaita la bienvenue, il lui répondit qu’il était honoré de manger chez elle et qu’il demandait à Allah de toujours protéger cette maison et ses habitants.
Elle aussi aimait bien ce Maurice. Il parlait l’arabe, et surtout le berbère, il connaissait les coutumes, mangeait assis par terre. Il était le seul Roumi à sa connaissance à manger le couscous avec les doigts. Il savait comme elle, fabriquer dans le creux de sa main, une petite boulette de semoule, la faire doucement tourner, et quand celle-ci était suffisamment consistante et bien ronde, il la faisait glisser délicatement avec son pouce vers l’extérieur et la gobait délicatement, sans s’en mettre partout, ne se salissant que trois doigts comme tous les Marocains. Les autres français mangeaient eux avec une cuillère ! Honte à eux !
Oui, ce Maurice, il aimait passionnément le Maroc, ça se voyait. Ça se sentait à sa façon de le vivre. »
Sujet à la mode certes, mais modestement je me suis appuyé sur mon livre pour tenter le débat.
Avec Myriam mon épouse, nous avons alterné. À moi le dialogue, à elle la lecture de passages du livre qui pouvait étayer notre vision de l’identité au travers de l’histoire d’un français qui à 18 ans s’engage dans une armée colonialiste pour au final adopter plus que de raison le pays autrefois colonisé. Son vécu par la suite de l’accueil des Français aux « Pieds noirs rapatriés » apporte aussi un fort témoignage à la soirée.
Ci joint quelques extraits de la lecture
Au total 2 heures de vrai plaisir à débattre. Je n’avais jamais fréquenté de café littéraire, l’expérience est concluante, j’irai aux prochains.
Merci à Monsieur Rouch président des « Appaméens du livre », et son équipe pour son invitation.
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Elle aussi aimait bien ce Maurice. Il parlait l’arabe, et surtout le berbère, il connaissait les coutumes, mangeait assis par terre. Il était le seul Roumi à sa connaissance à manger le couscous avec les doigts. Il savait comme elle, fabriquer dans le creux de sa main, une petite boulette de semoule, la faire doucement tourner, et quand celle-ci était suffisamment consistante et bien ronde, il la faisait glisser délicatement avec son pouce vers l’extérieur et la gobait délicatement, sans s’en mettre partout, ne se salissant que trois doigts comme tous les Marocains. Les autres français mangeaient eux avec une cuillère ! Honte à eux !
Oui, ce Maurice, il aimait passionnément le Maroc, ça se voyait. Ça se sentait à sa façon de le vivre. »



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