03 octobre 2008

Quand je serai grand, je ferai bérbére


Extrait de mon livre qui va paraitre en decembre


Je repensais à ce gosse qui à Midelt feignait de ne pas entendre sa mère qui l’appelait pour la sieste, aujourd’hui j’aurais tant aimé qu’on me l’imposât ! Mystère de la vie ! Misère du temps qui change. J’aurai tant aimé entendre, tant rêver d’entendre, non seulement pour se reposer mais pour l’amour que ces mots dégageaient
– Tu es fatigué repose-toi cette après-midi
Au lieu de cela
– Patrick, allez, on y va, le travail n’attend pas »
Mon père la première fois qu’il avait entendu cette phrase s’était lui engagé dans l’armée. Moi pour l’armée point besoin de s’engager, j’étais servi sur place !
Comment pouvait-il être aussi présent au Maroc, et si absent aujourd’hui. Ce qui avait changé entre nous deux c’était la France. Oui la France nous éloignait sournoisement chaque jour un peu plus.
Je ne demandais qu’une journée de repos de temps en temps, aller pécher ou patauger à la rivière, un peu, pas beaucoup, pas souvent, de temps en temps pour aller jouer avec les copains dans la forêt. Je ne vous parle pas des filles, j’étais nul, et timide au point de les repousser alors que je voulais faire le beau.
Il y avait bien un été une fille, Viviane, une Corse qui passait ses vacances à la Mouline chez sa grand-mère. Je passais plus que de raison devant chez elle, à toutes les heures avec mon beau tracteur tout propre, pour lui montrer fièrement que j’existais. Quand j’arrivais devant la maison mon cœur explosait de trouille, et si par malheur elle était là devant la porte ou dans le jardin, je n’avais même pas le courage de lui dire bonjour. Pire : je passais devant parfois même en regardant ailleurs. Ridicule !
«Ah ! Ces paysans !» devait elle penser
Ce n’est pas grave : demain j’aurais le courage, demain je recommencerais. Et, bien sûr, je récidivais mes exploits de timide invétéré. Toutes les parcelles de fourrages dont l’itinéraire devait me mener devant chez elle, recevaient de ma part les soins les plus intensifs. Quand je passais devant chez elle et qu’elle n’était pas là, je souffrais toute la journée d’une vraie peine d’amoureux très transit.
Et fièrement con.

a suivre.....................................

Si vous voulez en savoir plus et le commander par exemple,ci joint le lien de mon éditeur

merci à vous

10 commentaires:

jalhouse a dit…

Très agréable à lire ...ca donne forcément envie d'en savoir un peu plus ...Pour répondre à ta question : "non je n'ai pas reçu les infos concernant ton livre ....."... D'ici peu je vais parler de mon livre à moi ....j'espère te compter parmus mes lecteurs ....

Vincent a dit…

T'en fais pas patrick. Moi aussi j'étais absolument timide. Mais je me suis soigné.
En fait à cet âge là j'ai été amoureux de deux filles. Pas ensembles bien sûr.
La première, un sosie de Christiania Réaly, était amoureuse du fils de l'épicier mais ne l'a pas épousée. Je la revois de temps à autres. Célibataire.
La seconde était un vrai papillon, elle n'a jamais voulu. Pourtant je suis sûr que j'emportais ses suffrages sur les autres. je ne l'ai plus revue mais je sais qu'elle est veuve d'un toubib.
Quel gâchis!!!!
Ensuite j'ai plus trop osé.

Pas-a-pas se fait notre chemin a dit…

bonjour vincent
il y a toujours une fille qui jadis nous a fait trembler
j'en parle dans mon livre, elle se nommait genevieve
j'ai reçu une commande de ton amie
merci
a bientot
patrick

Pas-a-pas se fait notre chemin a dit…

bonjour jalhouse
je serai un fidel lecteur de ton blog,surtout si c'est un roman
quand a se procurer le mien avec dedicace, laisse moi un mail ou bien un commentaire, je te ferai passer la marche a suivre
a bientot sur ton blog
mon mail
pas-a-pas@club-internet.fr

jalhouse a dit…

je prend bonne note de ton adresse .. je t'écris au plus vite .... et dès mardi ou mercredi ..... les première lignes de mon roman ....
Bisou à toi

jean-philippe a dit…

Wouah !! un vrai et beau style ! limpide et précis à la fois ! Je suis vraiment ravi par cette première lecture !! impatient de lire la suite ...et surtout de lire ton livre sur du papier et non sur un écran ! bravo à toi !!!

PS: je parle de la guerre actuelle en Afghanistazn chez moi ..si cela inspire ta plume !!!

Pas-a-pas se fait notre chemin a dit…

merci jean philippe
je reviens de chez toi au sujet de ton post et ton article
merci d'etre venu faire un tour chez moi
a bientot
patrick

waaayli a dit…

félicitations pour l'édition!

jean-jacques cornu a dit…

Bonjour Patrick, tombé par hasard cet après-midi sur ton blog (y a t-il vraiment hasard ,)je ne manquerais pas de commander ton livre incessement. J'ai très bien connu tes parents puisqu'ayant habité Layrole de 73 à 91 environ... J'avais racheté en 72 à l'expert comptable qui l'avait acheté à ton père l'ancienne maison des SUBRA...La seconde maison de la rangée du haut entre FABRE et LAURENS...(j'ai des preuves tu vois...).
Heureusement que ton père était là et qu'il n'y avait pas que des Ariégeois dans ce beau pays pour accueillir les chevelus que nous étions...C'est lui qui nous a retourné nos "premiers terrains à planter" aimablement prêtés bien sûr....Sûrement à bientôt et pour une critique future de l'ouvrage...

Pas a pas a dit…

bonjour jean jacques
j'etais plus jeune mais je me souviens bien de toi
je te laisse un mail pour communiquer, j'ai envie de mieux echanger avec toi
pour le livre merci, j'attends ta critique toi qui a vecu a layriole ce sera un temoignage veridique
merci encore
pas-a-pas@club-internet.fr
ecris moi
amicalement