18 août 2008

Mes années colleges (episode 16)


Mais qu’est devenu le temps où j’étais son « Marlem » ? J’étais à présent devenu le fils de ma mère ! Et cela de plus en plus souvent. Si en plusieurs points, je commençais à lui ressembler semble t’il ! Je revendique seulement être son fils pour ma capacité à encaisser sans jamais gémir, et l’orgueil à fleur de peau de vouloir m’en sortir ! Tout seul ! Oui je devenais muet et étranger, et montrais une indifférence non feinte à leur vie, et à leurs soucis !
C’est dans ce contexte que mon père m’annonça un jour
– Quand tu seras grand, je te dirai un grand secret ! »
– ………………………….
Cette annonce me fit l’effet d’une punition.
– Tu ne sais pas tout sur tes parents et tu ne le sauras jamais tant que je n’aurai pas décidé du moment opportun pour te le dire !
Mais en attendant ce jour fatidique, je devais vivre avec cette phrase Damoclès mortelle suspendue au-dessus de mes émotions et rêveries. Je devrais subir cette énigme pour combien de temps encore?
Pourquoi justement maintenant se déchargeait t’il temporairement d’un trop lourd fardeau ? Pourquoi partager avec moi un morceau de son secret sans vouloir en dévoiler plus ? Et quand serais-je assez grand pour connaître la suite ?
Comme à mon habitude je ne lui posais aucune question, et ne montai aucune émotion particulière, j’avais bien entendu et ne laissait à aucun moment paraître mon désarroi, et ma hantise de connaître ce secret ! Je crois même que je le décevais par cette attitude désinvolte. Ma peau carapace apprenait lentement mais sûrement à se durcir avec les événements. Contre les événements
– Décidément tu ressembles de plus en plus à ta mère ! (Et vlan !) Tu ne réagis à rien ! Ce n’est pas possible d’être aussi indifférent à son entourage !
Ce que je sais moi, c’est qu’il venait de semer une graine qui produira plus tard une plante vivace envahissante, qu’elle allait me pourrir corps et âme tant que je ne connaîtrai pas ce secret.
Mais que ferais-je une fois ce secret connu, ne serait-il pas pire de vivre après ? Faut-il attendre ce moment avec délectation ou en redouter les effets funestes et destructeurs ? À présent son l’œuvre destructrice était irrémédiablement en marche !
Les vacances tant redoutées approchaient. Je n’us pas le temps de profiter de quoi que ce soit. Dés les premiers jours, ou l’herbe sentait le foin, et le collège fermait ses portes, je me retrouvais le cul sur un tracteur de trente cinq chevaux de marque Someca et débutais sans gloire et sans envie, ce qui aurait put devenir des vacances réparatrices.


























10 commentaires:

lyliane a dit…

Te voilà revenu de vacances je suppose? j'espère que tu as eu du beau temps, car ici en Normandie, ça a été un mois d'août déplorable!
Quand nous devenons adulte, nous comprenons certaines choses que nous ne pouvions savoir enfant, ce n'est pas toujours pour un bien,mais c'est la vie!maintenant j'attends la révélation de ton secret...

Mon Maroc à moi a dit…

bonjour lyliane
merci de ton passage, et oui conges mais aussi retraite pour terminer le livre, ce qui est fait
je crois meme que j'ai un bon contact avec un editeur
ludi reponse
bises

lyliane a dit…

Formidable c'est une bonne nouvelle!!
Je pourrai dons lire ton histoire d'une traite, car je ne manquerai pas d'acheter ton livre.

Vincent a dit…

Salut Patrick
Faut bien dire que par moment les parents ont envie de raconter une part de leur histoire et que notre "jeune âge" nous empêche de saisir la perche qui nous est tendue. Alors ils renoncent à en dire plus et décident de nous parler quand nous seront "plus grand".
Et des fois, ils oublient ou partent trop tôt.
Ca n'est que maintenant que ma mère (nonagénaire, mon père n'est plus là) m'en dit plus, par bribes. Mais saurais-je un jour les fins mots de son histoire.
Mon père qui avait vécu son adolescence et le début de sa vie d'homme au Congo Belge (voir les début de mon blog) ne nous disait pas tout sur sa vie là-bas. Il gardait pour lui toutes ses frustrations et les beaux morceaux on prenait ça pour des tartarinades. On avait tord de ne ne pas poser de questions. Je suis sûr qu'il aurait aimé "tout" nous dire.
On est très égoïste quand on est jeune. On se fout du passé comme de l'an 40.
A plus Patrick
La suite bien sûr.

Therese a dit…

C'est rassurant de vous retrouver.
... et il y a ceux qui partent trop tot et nous laissent des tas d'enigmes.
J'ai seulement appris avec le temps que nous ne pouvons jamais nous mettre dans la peau de quelqu'un d'autre a part entiere.

Mon Maroc à moi a dit…

bonjour vincent
je n'ai pas d'adresses comme tu le demande, mais generalement je consulte mes mails tous les jours, sauf c'est vrai ces quelques semaines ou je me suis isolé pour terminer mon livre
c'est fait, mais en plus j'ai un editeur, je viens de signer le contrat
un vrai bol , dés la 1ere tentative
je t'en reparlerai
amicalement
patrick

Mon Maroc à moi a dit…

bonjour therese
merci beaucoup de ce petit mot
j'ai une tres bonne nouvelle, mon livre sera edite en janvier, un tout petit editeur se charge de sa le publication,il y croit, ce sera en "a titre d'editeur", la vente du livre commencera avant
j'ai du mal à y croire , j'attends avec patience, le bon a tirer, puis un jour je toucherai ce livre que je rumine depuis plus de 10 ans
j'en reparlerai bientot
patrick

Vincent a dit…

salut Patrick
il me tarde moi aussi d'avoir ce livre en main. Bien que j'en connaisse un peu la trame et les personnages, je crois que je vais aimer l'ensemble de l'histoire.
J'espère être un jour un des premier à me le procurer.
Bon courage et à très bientôt.

Mon Maroc à moi a dit…

bonjour vincent
pour le livre rien de plus simple
des lundi la prevente commence
ensuite entre moi et mon editeur nous ferons le point pour imprimer les livres commandés
la livraison se fera en janvier
si le succes est au rendez vous il y aura une 2em edition et ainsi de suite
je ne sais encore ou je serai referencé, je te ferai signe
sinon je peux te le comander ou bien il est possible de le commander directement
je te ferai signe des que j'en saurai plus
amities litteraires
patrick

ps je me rends souvent sur ton blog: en panne d'inspiration ou de temps?

Vincent a dit…

Salut patrick
oui tu as deviné que je suis en panne d'inspiration ces derniers temps. j'ai aussi pas mal de photos à mettre en ligne d'après des pellicules ordinaires.
je suis un peu rétro sur ce sujet. je trouve qu'on ne développe plus les photos numériques alors je conserve mon ancien appareil d'autant que mon labo me délivre les pellicules gratis au développement.

j'attends donc ton signe pour me procurer ton livre.

Croisons les doigts.
Amitié.