
J’adorais monter à la « Deveze », aujourd’hui cette piste est devenue une randonnée pédestre. A l’époque on partait de bien plus bas. Arrivé en haut 3 a 4 heurs plus tard, nous prenions un déjeuné bien mérité, et moi je partageais le repas des grands. Pain campagnard, jambon de pays, œufs dur du poulailler, vin acide des vignes ariégeoises, fromage de brebis ou de chèvre des paysans du coin. Rassasiés, moi aussi et comme eux j’essuyais mon opinel sur mon pantalon ou sur la manche gauche, et le refermais comme un grand que j’étais. Les sacs vides et la panse engourdie nous redescendions alors vers la plaine, jusqu'à la prochaine fois, la semaine qui suivait.
Une à deux fois je suis resté une nuit la haut avec le pâtre, nous partagions une toute petite maison en pierres. Elle était si timide qu’on ne lui voyait presque que le toit. C’était bien la haut seuls lui et moi. Et puis au matin je redescendais.
C’est mon père qui avait eu l’idée de relancer la tradition de la transhumance, non pas par folklore régional, mais pour des raisons économiques. Nous les éleveurs de la région vivions tous sur de petites propriétés et partagions les revenus entre, moutons, vaches et de maigres cultures céréalières. Aucun de nous ne pouvait à lui seul se payer un berger pour un si petit troupeau. Ainsi proposa t’il de s’unir, de prendre un berger en commun que chacun payera en fonction du nombre de brebis à faire garder. Ainsi, dans la plaine les terres pouvaient se reposer et offrir leurs meilleurs ramages pour le fourrage. Après l’arabe, le pied noir, on l’appelait désormais Maurice, il en fut flatté. Ouf ! Enfin !
Les maquignons dans la plaine ne changèrent toujours pas de stratégie, et le mouton ne se vendait que pour mieux tenir les éleveurs de la région sous leur lucrative domination
Une à deux fois je suis resté une nuit la haut avec le pâtre, nous partagions une toute petite maison en pierres. Elle était si timide qu’on ne lui voyait presque que le toit. C’était bien la haut seuls lui et moi. Et puis au matin je redescendais.
C’est mon père qui avait eu l’idée de relancer la tradition de la transhumance, non pas par folklore régional, mais pour des raisons économiques. Nous les éleveurs de la région vivions tous sur de petites propriétés et partagions les revenus entre, moutons, vaches et de maigres cultures céréalières. Aucun de nous ne pouvait à lui seul se payer un berger pour un si petit troupeau. Ainsi proposa t’il de s’unir, de prendre un berger en commun que chacun payera en fonction du nombre de brebis à faire garder. Ainsi, dans la plaine les terres pouvaient se reposer et offrir leurs meilleurs ramages pour le fourrage. Après l’arabe, le pied noir, on l’appelait désormais Maurice, il en fut flatté. Ouf ! Enfin !
Les maquignons dans la plaine ne changèrent toujours pas de stratégie, et le mouton ne se vendait que pour mieux tenir les éleveurs de la région sous leur lucrative domination
a suivre
et si vous voulez faire un tour du coté de chez mon éditeur,vous y trouverz mon livre et bien d'autres
amitié
patrick