23 février 2010

Ce n'etait pas son jour


une petite breve un jour dans ce blog, s'est tranformé en nouvelle, qu'en pensez vous?


Je suis là, plantée dans son corps, comme une conne.
Il y a à peine deux minutes nous étions bien tous les deux appuyés à la rambarde de notre balcon, il lisait un mail. Tout d’un coup je sautais du 7ème, pas ciel, mais étage. Quand je l’ai vu faire c’était trop tard, il avait déjà enjambé le parapet. Je n’ai pu m’échapper il m’a entraînée avec lui dans son interminable chute !
Long, c’est bien long une chute du 7éme, je n’aurai pas cru.
Et pourtant, rien ne laisser prévoir ce geste malheureux.
Nous nous sommes connus il y a deux mois environ, et pour moi deux mois c’est beaucoup avec le même homme. Je me faisais jeter avant où bien c’était moi qui changeais de corps quand j’avais fini de les goûter. Il m’est arrivé de choisir une femme, cela ne durai pas longtemps. L’odeur, je n’aime pas le parfum des femmes trop propres, toujours sous la douche, des parfums par ci, du maquillage par là, des « j’te regarde dans la glace si je suis belle » tous le temps pas pour moi. En fait je choisis une femme quand je n’ai pas d’homme à me mettre sous la dent.

Lui c’est différent, je pense que nous aurions pu faire un bout de chemin ensemble. Je sais pendant notre petit bout de vie commune, je n’ai pu m’empêcher d’aller planter mes dents dans quelques autres corps, résurgence de mon passé, mais c’est toujours vers lui que je revenais, pour goûter à nouveau les plaisirs de son corps.
Son odeur m’envoûtait, parfum de male ensorcelant comme sur les pubs des cigarettes Marlboro que je guettais par-dessus son épaule masculine et musclée.

Je n’aime pas le sentir désarticulé, écrasé, affreusement défiguré la face contre le sol hostile, un si beau visage. Il baigne sans mouvement dans son lac rouge, il bouge, il vit encore, je vais encore rester un peu avec lui. Sans doute voit il sa vie défiler en quelques secondes du moins c’est ce qui se dit. Je me blotti pour une dernière fois, j’aimerai tant qu’il sache que je suis là.
Se souvient il du bar ou nous nous sommes connus. J’étais seule je venais de quitter Julie. Lui paumé, accoudé au comptoir, fumait mystérieusement sa cigarette, une Marlboro. C’est ça qui me l’a fait aimer de suite. Son geste de mec, macho, mignon à croquer. Discrètement je me suis approchée, invisible, langoureusement, charnellement. A quelques centimètres je lui ai pratiquement sauté dessus. Il n’a pas réagit, il ne m’a même pas senti, tant ses pensées devaient lui anesthésier le cerveaux et le cœur au clou.
J’étais sur lui, innocente, sans un mot. Il a continué à fumer, il à poser délicatement sa tasse de café, nous n’avions pas encore échangés un mot. Cet homme mystérieux, venait de me séduire, sans un mot, juste avec ses gestes, sa nonchalance à vous couper le souffle et l’envie maternelle de lui appartenir.
Deux heures plus tard, nous rentrions chez lui. Cette nuit la je n’ai pas arrêtée, partout, souvent, n’importe ou…………….

Et là moi, je suis là, seule désormais.
On dit qu’il va perdre son âme, et qu’elle pèse 21 grammes, c’est scientifiquement prouvé. A-t-il eu le temps d’y penser ? Je suis certaine qu’il n’aura même pas une pensée pour moi qui l’ai accompagnée dans sa chute. On ne peut pas dire qu’il m’ait montée beaucoup d’attention durant notre brève vie commune, je me contentais du peu d’affection qu’il jetais en pâture à mon amour et que je pouvais maladroitement saisir au passage.
Et moi, je reste là, bloquée.
Les passants nous entourent, des « oh ! Mon dieu ! »
Que vient il faire celui là ! il n’a jamais cru en dieu, et ce dieu se venge, il ne l’a pas empêché de sauter, d’ailleurs pourquoi le ferait il, nous ne sommes jamais aller dans une église. Ce n’est pas comme avec Aristide, un de mes ex, lui il vidait les bénitiers tellement nous allions à la messe. Messe pour ci, messe pour ça. Il y avait toujours une bonne raison d’aller se frotter les genoux, et demander pardon de je ne sais quoi. Moi j’y allait pour l’accompagner et puis un jour, je l’ai quitté, il y fait si froid, dans leur église. Comment voulez vous vous concentrer et prier avec les pieds gelés !

De l’air ! De l’air, pourquoi tous ces gens ne m’entendent ils pas ? Ils s’approchent toujours, et d’autres qui poussent derrière ! S’il vous plait, il va étouffer ! Écartez vous ! Nous ne sommes pas au cirque ! Je savais que le sang attirait les mouches à merde mais à ce point !
Le cirque, il m’y avait emmenée un jour, il n’y a pas si longtemps, comme s’il avait deviné que j’adorais cela. Comme s’il savait que c’est dans ce milieu que j’ai le plus d’amis, et dans les chenils aussi. J’adore les animaux, les chiens surtout, ceux à poils longs, le plus long possible. Quelle soirée mes aïeux ! Des lions ! Des tigres ! Des girafes ! Des chevaux ! J’ai pu les voir tous et en touchés pas mal après à la visite du zoo. C’était bon.

De la compassion, S’il vous plait, un peu de tenue s’il vous plait !
La sirène enfin, les flics ! Merde pas eux ! C’est bien trop bruyant pour moi. J’ai peur de ce monde étouffant qui m’effraie, je ne pensais pas que les gens puisent avoir une si grande jouissance à la vue de la mort, de l’agonie.
Il bouge encore, les derniers soubresaut. Suis-je dans tes derniers pensés mon chéri ? ou bien t’envoles tu avec Odette, ta dernière conquête. J’ai fermé les yeux, tu as souffert, je sais. Tu le sais. Mais apparemment tu y tenais. On fait quoi maintenant ! Ménage à trois ! Elle qui se moquait de toi, mais toi t’en étais si éperdument amoureux. Moi qui te colle à la peau, et dont tu moques. Et moi qui la tolère, pour ne pas te perdre. Elle t’en a fait voir quand même, tiens ce dernier mail, celui que tu lisais juste avant de sauter, je n’ai pu le lire, mais je suis certaine c’est de rupture qu’il parlait. Tu as sauté juste après ! De l’ordinateur à la rambarde, direct. Voyage direct vers le néant. Et tu gagnes quoi à faire cela !
Et moi comme une conne, je suis toujours là. Blottie contre ce corps que j’ai tant aimé, qui je le sens bien se refroidit.
Je l’aime encore un peu, c’est la froideur qui soudain me gène, embarrasser mon amour, me dégoûte presque. Je n’avais encore jamais connue une telle situation. Merdre ce n’est franchement pas marrant ! Comme si l’amour ne pouvait se faire qu’avec un corps chaud, brûlant.
Tu refroidis ! Parles moi vite une dernière fois dis moi quelque chose ! Je aime ! Parle non de dieu ! Mais parle ! Pourquoi toi aussi tu ne m’entends pas !
« Ecartez-vous voyons ! Laissez-nous faire notre travail ».

Les hommes de rouge vêtus, le touchent délicatement, l’auscultent, lumière dans les yeux, réflexes, nez dans le gaz, le cœur ! comment va le coeur !
Mal docteur, je le sais c’est à cause d’Odette, la garce ! Votre piqûre n’y fera rien docteur, c’est pour cela qu’il a sauté! Sinon faites moi en une aussi une piqûre, une piqûre contre les cœurs malades, ceux qui aiment sans retour.

Ils le chargent, moi aussi. Je l’accompagne. Il respire difficilement, les gaz, la piqûre, l’électricité, le pouls……………le pouls…………….
Le pouls………………faible. Il nous quitte !!!!!!!!!!!!
Vite l’électrochoc ! 1, 2,3, ……………1, 2,3……………..1, 2,3
Un petit bruit rythmé nous donne encore de l’espoir. La route est longue. Il ouvre un œil, le referme !


Où est-il à présent ? Chez le diable ou toque-t-il à la porte là-haut. Que pourrait il bien lui dire ! Je n’en sais rien, il n’y a pas si longtemps que nous nous connaissions, une rencontre de circonstance. Moi seule, lui attendait, connaissait il déjà Odette ? J’étais bien avec lui vous savez docteur, vous m’écoutez docteur !
Tous ces gens qui ne m’entendent pas m’énervent. Je vous dis moi de quoi il va mourir, donnez lui quelque chose contre le chagrin.
L’ambulance, dans la ville, pleure, siffle, crie, attention écartez vous urgence !
Enfin l’hôpital, il va mourir, je le sens, il est froid.
Adieu donc amour furtif,
Bloc opératoire urgence !
C’est tout blanc, ça put le propre, il l’on emmené,
Il faudra trouver un autre type moins stressé à pomper… Ce jeune infirmier me plait bien, et hop !

- « Ah, je vous jure, la vie de puce, ce n’est pas facile

14 février 2010

Café Littérairre de Pamiers (09)







Invité par le café littéraire de Pamiers, je devais développer le sujet «Vous avez dit identité ? »
Sujet à la mode certes, mais modestement je me suis appuyé sur mon livre pour tenter le débat.
Avec Myriam mon épouse, nous avons alterné. À moi le dialogue, à elle la lecture de passages du livre qui pouvait étayer notre vision de l’identité au travers de l’histoire d’un français qui à 18 ans s’engage dans une armée colonialiste pour au final adopter plus que de raison le pays autrefois colonisé. Son vécu par la suite de l’accueil des Français aux « Pieds noirs rapatriés » apporte aussi un fort témoignage à la soirée.
Ci joint quelques extraits de la lecture

Au total 2 heures de vrai plaisir à débattre. Je n’avais jamais fréquenté de café littéraire, l’expérience est concluante, j’irai aux prochains.
Merci à Monsieur Rouch président des « Appaméens du livre », et son équipe pour son invitation.



« Yasmina, la femme de Youssouf, vit Maurice et se leva. En arabe, elle lui souhaita la bienvenue, il lui répondit qu’il était honoré de manger chez elle et qu’il demandait à Allah de toujours protéger cette maison et ses habitants.
Elle aussi aimait bien ce Maurice. Il parlait l’arabe, et surtout le berbère, il connaissait les coutumes, mangeait assis par terre. Il était le seul Roumi à sa connaissance à manger le couscous avec les doigts. Il savait comme elle, fabriquer dans le creux de sa main, une petite boulette de semoule, la faire doucement tourner, et quand celle-ci était suffisamment consistante et bien ronde, il la faisait glisser délicatement avec son pouce vers l’extérieur et la gobait délicatement, sans s’en mettre partout, ne se salissant que trois doigts comme tous les Marocains. Les autres français mangeaient eux avec une cuillère ! Honte à eux !
Oui, ce Maurice, il aimait passionnément le Maroc, ça se voyait. Ça se sentait à sa façon de le vivre. »









01 février 2010

VIVE la France !!!!!!!!!!!!!!


Les uns creusent sans soucis le déficit de la secu et demandent encore 1€ de plus à la consultation.
Les autres encore en grève ce matin, demandent encore une augmentation, ils ne se satisferont jamais de ce qu’ils ont (retraites par exemple)

Ainsi va la France de ceux qui peuvent faire grève pour obtenir par la pression et la prise d’otage

Les autres au boulot !!!!!!!!!!!!!!

21 janvier 2010

ma Maxime du Week End


Maxime de moi si ! si !

Ce n’est pas parce que on appauvrira les riches, qu’on enrichira les pauvres




a lundi

Hypocrites va !!!!!!!!!!


Tous des Hypocrites !!! Moi aussi


« C’est inadmissible le salaire du patron de Evolia, et EDF ! C’est inadmissible 2 millions par mois jappe la France politique et sociale.

Il est entendu que ceux qui râlent refuseraient ce même salaire si on leur proposait
Bien entendu !

A demain pour une autre nouvelle

17 janvier 2010

Le virus (fin)



lire les 2 premiers episodes avant, merci de laisser un avis


Tout le monde avait un avis. Les politiques bien entendu devenaient du jour au lendemain des informaticiens. Les ministres de toutes sortent se sentaient obligés d’avoir un avis avisé. L’église elle y voyait là la main de la justice divine ! Les anti-mondialistes heureux de voir enfin l’apocalypse s’abattre sur ce monde pourri de la consommation. Les pays pauvres sans informatique avaient été eux préservés c’était justice ! On entendit même très sérieusement que l’origine du délit ne pouvait être que l’Afghanistan et Al Qaïda. Cette théorie fut la plus sérieuse. En effet raconte un géopolitique renommé :
- Ce groupe terroriste est le seul actuellement qui possède les moyens informatiques, humains et financiers pour lancer sur le monde une attaque virale aussi forte. Elle possède les ramifications nécessaires à l’attaque, et comme vous le savait, inutile d’être dans un bureau bien au chaud pour appuyer sur le bouton. Un ordinateur, un mail et hop vous attaquez le monde, c’est plus facile, plus puissant et plus dévastateur que le 11 septembre. Nous espérons tous que ce virus est incapable de se modifier seul dans l’ordinateur. A ce jour nos connaissances nous permettent de penser que cela ne s’est jamais produit.
Cette nouvelle fut prise au sérieux, d’autant plus que deux jours plus tard, Al Qaida revendiquait le méfait.
Ce fut la panique générale. Les bourses du monde s’écroulèrent, ce que souhaitaient les terroristes. Et bien entendu les informaticiens de tous les grands trusts unanimes ajoutaient presque désolés :
- C’est grave ! Très grave ! Nous avons à faire là à une attaque du genre nouveau, inconnu de nos jours. Le virus, n’attaque pas dés l’ouverture de vos mails, il est plus sournois qu’un cheval de Troie, il attaquera plus tard si vous avez le malheur de vouloir ouvrir ou détruire sa boite de Pandore, le dossier Word qui l’accompagne »
- Pour l’instant - disaient d’autres-, quelque soit votre anti-virus changez le pour une version plus performante, n’hésitez pas à prendre le plus haut de gamme de votre fournisseur, ce n’est jamais trop cher en regard des risques mondiaux que nous courrons !
Et d’autres d’ajouter : bla !bla ! bla !bla ! bla !bla ! Achetez au moins un bon anti-virus, c’est la moindre des précautions à prendre.
Le monde se précipita sur les antivirus de tous les genres.
Ceux qui avaient téléchargé des anti-virus gratuits, s’empressèrent d’acheter ce qu’il y avait de mieux, de plus cher, de plus encombrant, de plus….. De plus quoi ! Quelque chose de bien sérieux.
Les stocks s’épuisèrent rapidement, les prix montèrent en flèche, certains même revendaient leur antivirus sur les sites Internet.
- Il semble, - raconte un éminent informaticien à la télé - que nous ayons situé le départ de l’attaque, nous n’en savons guerre plus, mais cela permet de remonter aux dangereux hackers qui ont lancé leur attaque sur le monde.
Le scoop fit renaître l’espoir. Enfin une très bonne nouvelle. Les hackers qui font trembler le monde vont être dénichés et fortement punis. Aussitôt dans tous les journaux du monde qu’ils soient écrits ou télévisés, la nouvelle redonna espoir. La crainte mondiale d’ouvrir ou de détruire ce dossier allait enfin disparaître. Nous allions rapidement trouver l’anti-virus au virus le plus performant du monde, et le plus sournois.
- Heureusement reprenaient les médias, à ce jour nous ne connaissons pas d’attaques dans le monde, ce qui prouve bien fort justement que nos informaticiens maîtrisent la situation.
Les hackers, que nous pourrions même nommer « les chats », sont aux aguets. Ils auraient pu infester directement les ordinateurs, mais plus ingénieux, ils ont planté sournoisement leur virus, et attendent qu’une malheureuse personne le libère pour que par Internet sûrement il pourra infecter le monde en quelques secondes. Nous le répétons, mettez tous ce dossier dans « mes documents/sauvegarde/virus. Et tant que personne ne l’ouvre, ni le détruise nous ne craignons rien, du moins nous le pensons sauf si un système d’ouverture à retardement est prévu dans le dossier Word. Dans ce cas ce sera une catastrophe mondiale »
Mais assurent t’il les plus grands informaticiens du monde sont réunis dans un lieu secret. Ils travaillent avec les ordinateurs les plus puissants du monde pour trouver une parade et détruire à tout jamais cette effroyable menace »
Le monde n’était plus qu’un immense bordel informatique.
Aussitôt les ventes d’anti-virus décuplèrent, on n’en trouvait plus, certaines entreprises avaient interdit même que l’on allume les ordinateurs tant que les nouveaux programmes ne furent installés
Ce fut le cas dans l’entreprise de Marie-Thérèse. Cela faisait un mois maintenant, que le monde retenait son souffle, il semble que les mesures de précautions étaient efficaces, pas une seule attaque, la presse commençait à s’essouffler, on commençait même à rechercher les premiers coupables.

Ce matin là comme tous les matins que sa vie avait mis sur sa route Marie-Thérèse alluma son ordinateur, mécaniquement, robotiquement habituellement, elle oublia la recommandation de son informaticien.
Des centaines de mails l’attendaient, elle n’en ouvrit aucun, se souvenant subitement de la recommandation, ils défilaient ! Défilaient ! Défilaient
Tiens un mail de Marie-Louise !
Marie-Louise n’était pas une hackers elle pouvait l’ouvrir.

« Alors, ce chou farci, tu l’as fait ?
J’ai vu que tu n’avais pas ouvert la recette dans le mail que je t’avais envoyé ?
Au fait et la grippe tu l’as eu ? Moi çà va !
Je coupe, il parait qu’il y a un virus qui attaque les ordinateurs
Bises »

Marie Thérèse tremblante cliqua sur mes documents/sauvegarde/virus »
Le dossier Word s’ouvrit :

Recette du chou farcie
Prendre un beau chou
Le faire blanchir………….

Marie Thérèse éteint son ordinateur d’une main tremblante, et dit à son patron, je ne me sens pas bien, je rentre chez moi, la grippe sans doute !!

08 janvier 2010

Le virus (épisode 2 )


Marie-Louise, c’est comme sa sœur, elle travaille elle aussi dans une cave coopérative. Elles avaient épousé deux frères alors ça rapproche, et plus encore quand ces deux imbéciles ont décidé de se noyer ensemble à la pêche en mer vers Gruissan.
Marie-Thérèse cliqua sur transfert, puis sur son fichier y sélectionna le maximum de personne en y ajoutant le message suivant :
« Une attaque virus est en cours, prévenez vos amis. Il y avait un dossier joint, je n’ose l’ouvrir. »
Signé : « Marie-Thérèse ».
Tout le monde connaissait le sérieux de Marie-Thérèse, alors tout le monde transféra son message vers d’autres « tout le monde » qui à leur tour le transfèrent vers « des tout le monde » dans le monde « tout entier ».
Des millions de Marie-Thérèse consciencieuses démultiplièrent le message d’alerte, permettant ainsi de bloquer très rapidement l’attaque du virus informatique.
Marie-Thérèse consciencieuse appela l’informaticien maison, celui qui la prenait de haut, celui qui savait tout quand il fallait expliquer et qui vous accusait de tous les maux quand cela ne marchait pas, ou n’avait jamais marché. Un informaticien quoi, un vrai !
- Monsieur, je vous signale un message bizarre ce matin, j’ai alerté beaucoup de monde, que dois-je faire pour mon ordinateur ?
L’informaticien prit l’air sérieux qu’il gardait en réserve pour les Marie-Thérèse du monde, parce que, quand le patron était là, il avait un autre air « le soumis » qui lui allait si bien aussi.
- Voyons Madame Leclerc, moi aussi j’ai reçu ce même message et je l’ai transféré à tous mes collègues. Il n’y a pas de risque si vous faites ce que nous recommandons tous ! Vous savez lire ! Il suffit de ne pas ouvrir le dossier joint et de faire ce qu’ils disent. Vous allez créer un dossier particulier, comme ils disent, et y garder la pièce jointe bien au chaud, voyons c’est enfantin !
Il s’éloigna drapé dans sa bêtise.
Elle s’exécuta, comme tous les destinataires de l’alerte, comme tous les informaticiens maison le recommandaient.
L’affaire fit un grand bruit, en France et partout dans le monde, tout ceux qui possédaient un ordinateur avaient ou allaient recevoir ce message d’alerte. Le virus se propageait à grande vitesse dans les ordinateurs du monde effrayé et effrayé.
Les éminents informaticiens invités par la presse ou les journaux télévisés confirmaient qu’il fallait bien « faire ce qui était dit, à savoir ne surtout pas ouvrir le fichier Word joint et le sauvegarder dans un fichier particulier afin d’être certain de ne pas l’ouvrir par mégarde ».
Il y eu bien quelques saugrenus informaticiens qui criaient à la blague. D’autres à la supercherie des grandes Multinationales afin de vendre des anti-virus, « tous des voyous ces multinationales » s’écria le monde d’une seule voix!
D’autres racontaient que ce n’est pas en gardant le fichier dans un coin de l’ordinateur que cela le protégera d’une attaque, surtout, si le virus était programmé pour une attaque foudroyante…
D’autres, tout aussi peu nombreux, pensaient que si ce virus existait, il serait rapidement détruit par les antivirus, devenus très performants. Bref personne ne les écoutait, ne voulait les écouter !
A ceux là, les journalistes leur demandaient :
- Donc pour vous, il n’y a pas de problème, vous êtes prêt à dire à nos millions de téléspectateurs qu’ils peuvent ouvrir le dossier Word sans crainte ?
Les informaticiens répondirent tous :
Bien entendu que non ! Mesure de précaution ! On ne sait jamais ! Il y a une chance sur plusieurs milliards que ce soit un virus connu, je ne prendrai pas le risque de faire ouvrir le fichier »
Et le lendemain la presse placardait à la une :
- Même les informaticiens les plus septiques à l’attaque du virus ne recommandent pas d’ouvrir le fichier Word !!!!
Et des milliers de journaux dans le monde se vendirent, encore et encore ! Toujours encore, toujours plus !

29 décembre 2009

Le virus (1er épisode)


Plusieurs épisode pour cette nouvelle

Quel héritage porte Marie Thérèse sur ses épaules ? Quel lourd fardeau lui écrase t’il la vie et son futur ?
Depuis maintenant 30 ans Marie Thérèse répétait les mêmes gestes, depuis son levé matinal jusqu'à son travail, le seul qu’elle ait connu, les gestes se répétaient, immuablement inexorablement, robotiquement, habituellement. Sans écart.
Le réveil sonne. Elle se lève enveloppée dans les brumes de ses rêves érotiques qui lui ont trop vites échappés,
La douche à pas lourd. Le déjeuné, toujours assise sur une fesse, sans un mot. Le café bien noir ne la réveille toujours pas, jamais d’ailleurs. Il lui fera mal à l’estomac tous a l’heure mais c’est comme cela ; il y a si longtemps qu’elle prend du café, qu’elle n’imagine pas en changer
Changer pour quoi ?
Elle enfile maladroitement la jupe d’hier, puise sur le dessus de la pile le chemisier qui l’attend. Accord des couleurs ? Pour qui ? Qui aujourd’hui se retourne sur son passage ? Le chat parfois s’il a faim ou quand il tente de la séduire pour un bol de croquettes.
Deux tours de clefs, la voiture. Elle arrive devant son bureau, en ne se souvenant même plus de sa route.
Le dimanche, il lui arrive de se retrouver devant son bureau, sans comprendre comment au carrefour elle n’a pas prit la direction de la boulangerie. Elle ne râle même pas, même plus, elle en a l’habitude.
Demi tour
- Bonjour Huguette
- Bonjour marie Thérèse comme toujours ?
La boulangère lui tend une baguette, pour une personne.
Au bureau Marie Thérèse, enlève son manteau,son foulard, et d’un geste mécanique allume son ordinateur
Il est prêt quand enfin elle s’assoit pour sa journée de 8h pile, pas une de plus, pas une de moins
La petite fenêtre s’ouvre, les mails de la nuit s’accumulent, la stressent ! Déjà ! Il est à peine 8h10. Le café lui « reproche »
Putain d’ordinateur, pense t’elle. A cause de lui, j’ai faillit perdre mon travail, il a fallut s’y mettre, et ces putains de mot anglais, window, Microsoft, et que sais-je encore. En patois encore ça irait !
Et ces petites jeune diplômées jusqu’aux seins quelles exhibent au patron. Elles ne guettent qu’une faiblesse pour me piquer mon poste, et m’envoyer en pre retraite dans l’antichambre de la mort. Parce que marie Thérèse ne sait pas ce qu’elle fera à la retraite, mourir sans doute.
Et les mails défilent, encore et encore……….
Quand soudain l’un d’entre eux, attira son attention.
« Attention ! Marie Thérèse, Il y à une attaque de virus très grave, et c’est un nouveau, préviens tout le monde très rapidement,» signé marie Louise »

16 décembre 2009

Ras le bol !!!!!!!!!!!


Je m’appelle Paul, Pierre, Jacques peu importe
J’ai 40 ans
Je gagne plus de 2 000€ par mois
Je travaille 6h par jour, mais seulement 3 heures de conduite,
J’aurai ma retraite pleine à 50 ans
Et je fais chier 1million de personnes par jour
Qui suis-je ?

Je m’appelle
Pierre Paul Jacques peu importe, personne ne fait attention a moi !
Je viens de mourir hier soir de froid en plein Paris

10 décembre 2009

Oui bof !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Voici l'histoire d'une belle expression française !

Voilà l'histoire réelle d'une expression connue de tous, mais dont l'origine est malheureusement inconnue de beaucoup.

Par un beau jour d'automne de l'année 1720, le duc de Saint Romain Lachalm, passionné par la chasse mais frustré par le peu de gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières en terre d'Auvergne, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux, particulièrement à plumes.

Il convoqua donc tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée, leur laissant deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Ékouille, se présenta au château clamant à qui voulait l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.

Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (que plus tard on nommera appeau), le porta à sa bouche pour émettre un son strident.A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses.

Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase : " Combien cela va-t-il me coûter?... "Martin Ékouille, sûr de lui, rétorqua qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur.Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc, à la surprise générale, gardant son sérieux, accepta la transaction !...

La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché : un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc, qui en avait payé le prix sans broncher.Cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :

"Ca coûte l'appeau d'Ékouille"