30 septembre 2009

La guerre des demoiselles (épisode 1)

Drole de rébellion qui n'a pas droit à la grand histoire, pourtant les Ariegeois se sont revoltés, voila leur histoire "dite la guerre des demoiselles".







De 1815 à 1848, les Bourbons règnent à nouveau sur la France : c'est la Restauration. A la suite de l'effondrement de l'Empire, écrasé par les souverains de la vielle Europe, Louis XVIII ( frère de Louis XVI ) monte sur le trône et tente d'établir un compromis entre les traditions de l'Ancien Régime et les aspirations de la France nouvelle, Charles X, qui le remplace en 1824, continue la même politique.

C'est dans ce cadre qu'est mis en place le Code Forestier de 1827 : loi votée le 27 mai par le gouvernement. "Le Code impose une nouvelle réglementation de l'usage des forêts, en particulier concernant le ramassage du bois, les coupes et surtout le pâturage désormais Mis en défens ( interdit )" , le droit de marronage ( exploitation du bois de construction ) , et les droits de chasse, de pêche et de cueillette, sont aussi remis en cause.
Concrètement, dans le Couserans, l'application de ce Code se fait à partir de 1829 : l'état a laissé deux années aux communautés de vallées pour faire appliquer la loi, depuis son vote.


Le nombre de verbalisations et de saisies de troupeaux en délit se multiplient, à partir de cette date : les procès verbaux passent de 200 en 1825, à 1000 en 1829. La population ne peut supporter ces interdictions, car elle a toujours utilisé ces espaces quelqu'en soit les propriétaires, et elle est surtout dépendante de ces utilisations séculaires.


Le zèle des gardes Forestiers semble accentuer l'injustice ressentie par les habitants de ces vallées couserannaises surpeuplées et pauvres. Un commandant de Gendarmerie écrit dans une conclusion de rapport sur les troubles de 1829 :


" … cet état de chose de la part des paysans vis à vis des gardes forestiers est attribué
A l'extrême besoin où se trouve les habitants de ce pays d'avoir des pacages pour leurs bestiaux qui forment toutes leurs existences. la cupidité vraiment coupable des agents inférieurs de l'administration forestière qui journellement composent avec leurs devoirs en faisant contribuer illicitement les paysans, et verbalisent contre eux;
C'est du moins ce qui m'a été assuré sur les lieux par plusieurs notables du païs"2


A suivre: le deuxieme épisode : la revolte

22 septembre 2009

La legende des sabots de Bethmale

Une bien belle histoire d'Amour, et une belle legende





A la fois une legende et un vieux metier en Ariege


Les Maures envahirent le Midi de la France et surtout les Pyrénées au IXème siècle. Ils occupèrent la vallée de Bethmale sous la conduite de leur chef "Boabdil". Le fils du chef s'éprit de la plus jolie fille du val. Elle s'appelait "Esclarlys", ce qui signifie "teint de lys sur fond de lumière". Esclarlys était déjà fiancée au pâtre chasseur d'isards "Darnert".

Ce dernier s'était retranché dans la montagne avec ses compagnons pour organiser une vengeance.
Darnert déracina deux noyers dont la base formait un angle droit avec les racines. A l'aide d'une hache et d'un couteau, il tailla et creusa une paire de sabots (esclops) ayant la forme d'un croissant de lune avec une longue pointe effilée comme un dard.


Puis un jour, les pâtres, Darnert à leur tête, firent retentir les "hillets" et livrèrent un rude combat d'où ils sortirent vainqueurs. Puis ils défilèrent dans le village. Darnert, chaussant ses sabots à longues pointes, avait accroché le coeur de la bethmaliase infidèle à gauche et celui du Maure à droite.
Depuis ce temps-là, le soir de Noël, le fiancé offre à sa fiancée une paire se sabots à longues pointes, habillés de cuir et richement décorés de pointes dorées dessinant un coeur (sur le dessus du sabot). Il offre aussi une quenouille rouge et un fuseau, le tout fabriqué avec tout son amour -- plus la pointe des sabots est longue, plus l'amour est ardent. En retour, la fiancée lui offre un tricot en laine brodé de velours et une bourse empanachée de rubans, de paillettes ou de jais.




Vous pouvez admirer ces sabots et les costumes traditionnelles des Bethmalais au musée de l'Ariège dans le Palais des Eveques à St-Lizier.








Pascal Jusot dernier sabotier de l'Ariege
http://www.artisan-bois-sabots.fr/page_std.php?lang=fr&rub=3
prochain episode, la guerre des demoiselle ,une drole d'aventure

21 septembre 2009

L'Industrie de la corne en Ariége

L’industrie du peigne en corne, connue en Pays d’Olmes au XVeme siècle, fut à l’origine une industrie du bois puisque la matière première était le buis.

Quand le buis local s’épuisa au XVIIIeme siècle, on en importat mais on fit appel à la corne ; sous la Restauration, on fabriquait encore quatre fois plus de peigne en buis que de peignes en corne.




Les centres en était le Mas d’Azil et la Bastide sur l’Hers ; le second seul survécut jusqu’à nos jours.




On n’utilise plus depuis longtemps que la corne, importée d’Argentine ou d’Australie. Les cornes sont découpées et on selectionne la partie centrale, le biscage. Le biscayeur la chauffe, la découpe en spirale, l’ouvre et la passe en presse. On trace ensuite dessus la forme des peignes avec un poinçon, on les découpe à la scie circulaire puis on découpe la denture.




La trace des meulages effectuées après chaque opération est effacée par le ponçage : on trempe le peigne dans dans un bain de boue contenant de la pierre ponce puis on les passe sur une meule recouverte de gros drap et on les polit sur une meule recouverte de peaux.


Ce fut longtemps un travail effectué à domicile pour le compte de fabricants avant que la mécanisation ne change la donne.


Vers 1950 le Pays d’Olmes fournissait 80% de peigne en corne français.


Il reste à ce jour un seul fabricant de peigne en corne traditionnel en Ariège : l’entreprise Azema Bigou


avec l'aide du site Aina .com




18 septembre 2009

Les montreurs d'Ours de Ercé (fin)

Fin de l'histoire de ces montreurs d'Ours qui de Ercé dans l'Ariege ont voyagés dans le monde entier avec leurs ours, une fabuleuse aventure à l'époque




Deux générations de montreurs d’ours se succèdent sur les routes d’Europe suivant les pas des colporteurs dans leurs déplacements saisonniers:


d’abord jusqu’en 1863, les montreurs d’ours écument les deux versants du piémont pyrénéen puis, à partir de 1870 ils embarquent de Liverpool pour l’Amérique, avec pour tout bagage une carte des chemins de fer du pays.




Les lettres qu’ils envoient à la famille restée au Pays sont souvent émouvantes car ces ariégeois n’ont jamais quitté leur vallée et ils se retrouvent sur un vaste continent inconnu avec pour tout compagnon de fortune leur ours.


Après la première guerre mondiale, une nouvelle vague d’émigration d’ariégeois venant de Cominac, Ercé et Aulus se destine davantage aux métiers de la restauration ou de l’hôtellerie et se concentre plus volontiers sur la côte Est, à New York: on les appelle «les américains d’Ercé».


De ce pittoresque bataillon on retient surtout le nom de René Pujol, arrivé avec ses parents dans les années 1935 à Manhattan où il ouvre dans les années 50 sur la 48e Avenue son fameux restaurant «Les Pyrénées» mais on peut également évoquer «La pierre au tunnel», «Le Biarritz», «La Pergola des Artistes» ou «Le Grenadin» tous tenus par des ariégeois de la vallée du Garbet.


Ils aiment se retrouver pour jouer à la pétanque et se donnent souvent rendez-vous dans Central Parc devant le rocher qu’ils ont baptisé en hommage à leurs ancêtres montreurs d’ours: le roc d’Ercé.


Au début il s’agit d’une émigration temporaire et fortune faite, chacun, sauf exception revient au pays.


Aujourd’hui on ne les voit guère que pendant les vacances. Il en est ainsi pour René Pujol que l’on peut rencontrer tout simplement dans son petit village des Pyrénées ariégeoises.


Mais cette émigration a marqué la vallée. Actuellement encore, rares sont les habitants d’Ercé ou des environs qui n’ont pas de parents aux Amériques…
Pour en savoir plus: le site d'ariege.com
la prochaine fois : l'industrie de la corne en Ariége

08 septembre 2009

Les montreurs d'ours de Ercé (épisode 2)







le dressage





Pourtant les ariégeois de la vallée du Garbet ont davantage l’habitude de chasser que de dresser l’ours à qui l’on attribue des pouvoirs magiques… mais ces orsalhers, au début produits de la misère d’une époque, sont vite très fiers de cette nouvelle activité bien qu’ils vivent le plus clair de leur temps sur les routes et dorment avec leur ours dans des granges ou à la belle étoile.

Ils gagnent à l'époque plus qu’un instituteur, soit 4000 francs par an.Si bien que dans le hameau de Cominac ils font édifier une petite église.

Le 6 mars 1906, alors que le percepteur et ses adjoints décident, dans le cadre de la loi de séparation de 1905, de venir faire l’inventaire des biens mobiliers de cette petite paroisse, l’abbé Pascal Mirouze accompagné de quelques montreurs d’ours et de leurs animaux fétiches, leur en interdisent l’entrée!

Jusqu’en 1860 les orsalhers capturent les oursons des Pyrénées puis face à la raréfaction de cette espèce massivement éradiquée par les chasseurs, ils doivent ensuite les faire venir d’Europe centrale par voie maritime du port d’Odessa à celui de Marseille.

A l’âge de 6 mois on commence à enchaîner ces oursons et la technique de «la ferrade» consiste à faire placer par un forgeron qui fait la tournée des villages un anneau métallique dans le museau des animaux.

Ensuite une muselière complète ce système de sécurité et le dresseur apprend en quelques mois à «Martin» déjà socialisé les quelques tours qui feront le succès de son spectacle.

Deux générations de montreurs d’ours se succèdent sur les routes d’Europe suivant les pas des colporteurs dans leurs déplacements saisonniers: d’abord jusqu’en 1863, les montreurs d’ours écument les deux versants du piémont pyrénéen puis, à partir de 1870 ils embarquent de Liverpool pour l’Amérique, avec pour tout bagage une carte des chemins de fer du pays.

(merci au site Le Pelidou pour son aide)

A suivre: Pour les montreurs d'ours, la vie sauve vers les ameriques

06 septembre 2009

Ercé la patrie des dresseurs d'Ours

Qui n'a pas en un Nounours?
Cet animal me passionne aussi suis-je un farouche partisant de son introduction, en preservant dans le meme temps, les besoins des éleveurs
Aussi sur quelques semaines vais-je modestement tenter de vous parler encore de mon departement l'Ariege, riche de son histoire, (encore un vieux metier disparu )
le type dans la flotte avec l'ours vous le connaissez?

C’est dans le Haut-Couserans qu’Ercé, village pittoresque de 500 habitants, cultive le charme des villages de montagne de la vallée du Garbet avec son ancien château du XVIIIe siècle (aujourd’hui hospice St-Philippe), son imposante église de l’Assomption ou ses granges à pas d’oiseaux.
Mais le nom de ce petit village est étroitement lié à l’histoire des orsalhers, les montreurs d’ours, qui jusqu’avant la guerre de 14-18 ont sillonné les campagnes et les villes occidentales jusqu’aux grandes cités industrielles d’Amérique centrale où certains s’installèrent et firent fortune.
Au XIXe siècle, les habitants de la vallée ne sont pas riches, ils vivent essentiellement de monoculture fourragère, élèvent quelques vaches et cultivent de manière intensive la pomme de terre qu’ils font venir sur des terrasses aménagées à 1400m d’altitude.
Face à la poussée démographique et à une importante crise frumentaire liée à une épidémie qui touche la pomme de terre dans les années 1845, les hommes doivent partir chercher du travail dans les vignobles de l’Aude ou pour les moissons en Espagne.
C’est aussi à ce moment qu’apparaît, essentiellement sur les communes d’Oust, d’Uston et Ercé, une industrie nouvelle: celle des dresseurs d’ours.On estime à 200 le nombre des dresseurs et montreurs d’ours de la vallée en 1880 dont 50 dans le seul village d’Ercé qui parait-il compte à cette époque une école de dresseur d’ours.
Il faut avouer que l’homme a toujours voulu domestiquer et dresser les animaux sauvages et on trouve des spectacles de montreurs d’ours depuis le Moyen Age en Europe mais également en Turquie ou au Pakistan.

à suivre, la capture et le dressage

01 septembre 2009

Les porteurs de Glace

De nombreux métiers, aujourd'hui disparus, permirent à nos ancêtres d'améliorer le quotidien.
C'est ce que je vais tenter de vous faire connaitre et specialement les metiers de mon departement l'ARIEGE


(photo/Mr Ruffé et Mr Rogalle d'Aulus)

Pour nos populations pyrénéennes, il était souvent difficile de joindre les deux bouts et, parfois, afin d'amener un complément de salaire, il fallait faire preuve d'imagination.
Les porteurs de glace furent de ceux-là, exerçant souvent le métier d'agriculteur mais sur des exploitations de petites dimensions, avec un cheptel réduit.
A proximité des stations thermales ou des centres touristiques, les paysans locaux étaient souvent embauchés par les hôteliers afin de fournir de la glace pour conserver les denrées ou maintenir des boissons au frais. Il fallait toutefois trouver des hommes connaissant les endroits où la glace était la plus dense, capables, de surcroît, d'acheminer, sur des pentes au dénivelé important, des charges allant parfois, pour les plus rudes, jusqu'à 70 kg.
Peu à peu, jusque dans les années 1920, où cette pratique disparut en raison des progrès techniques, se développa donc un véritable artisanat dans les pics pyrénéens, en Couserans notamment. On achalandait ainsi les hôtels d'Aulus, par exemple, mais aussi ceux de Foix et parfois jusqu'à Toulouse.
Les hommes partaient de nuit pour être sur place à la pointe du jour, avant que le soleil ne réchauffe la glace, montaient dans les endroits les plus propices. L'ascension se faisait à dos de mule ou d'âne, le plus loin possible mais après il fallait continuer le chemin à pied parce que la glace qui convenait se trouvait au-delà de 2 000 m d'altitude.

Bref, trois heures de montée et autant de descente donc pour ramener des blocs généralement de 25 à 30 kg, choisis dans la partie la plus dure pour lutter contre la fonte.
On conditionnait la glace dans de grands sacs contenant de la sciure qui servait d'isolant isotherme et était alors descendue à dos d'homme pour rejoindre les bêtes de bât.
En Couserans surtout, le Salat, navigable, permettait d'amener les blocs jusqu'à Toulouse et une véritable petite industrie avait alors vu le jour, des entreprises spécialisées dans ce mode de transport avaient alors germé.
Ainsi, c'était, au XIXe siècle, jusqu'à 70 tonnes de glace par jour qui transitaient par nos montagnes pour se retrouver dans les cuisines toulousaines quelques heures plus tard. Il fallait toutefois presque deux jours et demi pour atteindre le but, ce qui laissait le temps, à la glace, de fondre.
On estime que près du tiers de la charge initiale disparaissait pendant ce voyage, ce qui était d'autant un manque à gagner pour nos porteurs de glace. Ce travail était épuisant et ne fournissait, il faut bien s'en rendre compte, qu'un complément pécuniaire fort modeste. Après être redescendus dans la vallée, nos Couserannais repartaient en fait exercer leur métier principal, agriculteur, éleveur ou ouvrier.
Ce n'était donc bien qu'un « petit métier » et non un travail à part entière.

On est bien loin, là, de nos 35 heures… et des greves pour un oui, pour un non!!!!!
(merci a la depeche du midi pour son aide )

lien pour mieux connaitre ce vieux metier
http://valleedugarbet.free.fr/Memoire/les-thermes-d-aulus-3.htm

27 août 2009

la vie est si belle


Il y a des jours où j’apprécie la vie, où les nouvelles sont toutes bonnes.
Tiens hier, par exemple, j’ai n’ai appris que de bonnes nouvelles :
Que les restaurateurs, tous unanimes, avaient baissé leurs tarifs,
Que le dimanche restera toujours un jour férié pour profiter de sa famille,
Que les députés étaient toujours présents à l’assemblée pour voter les lois qui nous régissent,
Que les supers marchés avaient décidé de ne plus prendre des marges de 300%,
Que les traders allaient rendre leurs primes pour exprimer leur reconnaissance de les avoir sauvés avec nos impôts,
Que les PDG des banques refusaient leurs parachutes dorés,
Que les joueurs de foot reversaient 10 % de leur salaire au resto du cœur…

J’espère que ces quelques lignes vous ont fait rêver le temps de leur lecture !
La chute bien entendu n’en est que plus dure, n’oublions pas que nous vivons toujours sous le règne de Nicolas 1er.

10 août 2009

Radio Montaillou notre radio à nous les "Pyrénéens"

Ruines du chateau de Montaillou ( la grande Tour)






Toutes mes excuses à ceux qui ont attendus, 11h 30 pour m’entendre « Causer au poste »
En fait j’avais rendez vous avec la radio pour un enregistrement, qui sera diffusé le mercredi 12 Août entre 12h et 12h 30 et de 18h à 18h 30
Cinq petites minutes, mais sympas pour l’expérience

Merci à René Girma pour son interwiev, et pour son entousiasme contagieuse.

Merci aussi à Sylvain Athiel pour sa conference sur son livre"les conquerants des ondes" , et nos échanges de livres.

Alors si vous n’avez rien à faire, mais envie d'écouter une radio pas comme les autres.

Et pour le Fun et la nostalgie des anciens

"Aqui radio Andorra..........................."

Tentez, Posez vos ouies devant « Radio Montaillou Pyrénées »

puis

(cliquez en haut "ecouter")


Au fait Montaillou dans les Pyrénées est un lieu Mythique pour nous les Cathares
Un peu d’histoire

En 1209, les d'Alion furent dépossédé de leurs biens pour désobéissance et ce sont les Comtes de Foix qui se chargèrent notamment des territoires de Prades et Montaillou. Cela pourrait expliquer en partie la soumission "diplomatique" de Bernard d'Alion au chef des Croisés : Simon de Montfort. La position prise par Bernard d'Alion était à l'opposé de celle des Comtes de Foix, qui eux, combattirent les croisés jusqu'en 1229.

Il faut cependant noter que Bernard d'Alion malgré sa soumission fut un allié actif du catharisme en hébergeant, par exemple dans les années 1230, l'évêque cathare du toulousain : Guilhabert de Castres.Cette période de brouille entre les lignages de Foix et d'Alion prirent fin à l'occasion du mariage de Bernard d'Alion avec Esclarmonde (cathare et sœur du Comte de Foix Roger Bernard II). Bernard d'Alion et Arnaud d'Usson, en tant que sympathisants, accueillirent sur leurs terres, des cathares persécutés et aidèrent de diverses manières les résistants au Roi de France et à l'Église catholique, qu'étaient les principaux chefs religieux cathares installés à Montségur.

La résistance à Montségur dura 14 ans et en 1243, les croisés assiégèrent la place qui se rendit après 10 mois de lutte. De nombreux hérétiques trouvèrent dans les forêts du Pays d'Alion, un abri sur contre le tribunal inquisitorial. Bernard d'Alion fut jugé par le tribunal inquisitorial et brûlé près de la Cathédrale de Perpignan en 1257. Les familles d'Alion et d'Usson, reçurent, en 1311, de Gaston I de Foix, 100 livres en échange d'Usson, Prades et Montaillou.

En 1308, à Montaillou, une rafle fut organisée par Geofroy d'Ablis, alors inquisiteur de Carcassonne. Il fit emprisonner les adultes et leur extirpa des dépositions qui servirent à l'abbé de Fontfroide (Jacques Fournier) organisateur d'un tribunal inquisitorial efficace et zélé qui lui permit d'accéder à son élection papale à Avignon sous le nom de Benoit XII.

Références

http://www.paysdesault.com/chateau_3.htm


http://www.mairie-montaillou.fr/mon_med_01.html